Atelier Corps à Corps

Ils ont dansé, ils ont imaginé, ils ont pris des photographies, ils ont regardé, ils se sont écoutés, ils ont vu un spectacle, ils ont appris à se connaître autrement. En quelques mois, des enfants d’âges différents ont pu grâce à Eve Petermann —chorégraphe et photographe— et à l’énergie des enseignantes, faire un parcours artisitique et humain, dense et joyeux. Un petit livret Corps à Corps en témoigne : une trace d’un moment fort vécu ensemble !

Restitution de l’atelier « CORPS à CORPS »
le vendredi 26 juin à 14h au Pôle Culturel de Fresnes-en-Woëvre
Avec les élèves du CP/CE1 et du CM1/CM2 de l’école primaire de Fresnes-en-Woëvre, leurs enseignants et Eve Petermann (chorégraphe & photographe)

 

Retour sur les ateliers de 2015

Corps à Corps avec l’école primaire de Fresnes-en-Woëvre

La danse, la photographie : le mobile et l’immobile avec Eve Petermann, chorégraphe et photographe.
– Danser c’est porter une attention particulière à son corps, visible et invisible, sa structure, son squelette, ses os, ses organes, ses muscles, ses tissus, sa peau, aux sensations internes et externes, à ce qui nous entoure. La danse dessine des traces dans l’espace.
– Photographier c’est porter une attention particulière à ce qui nous entoure, rendre visible ce que l’on voit, ce que l’on capte, ce que l’on sent, en prendre un fragment qui fait trace et le donner à voir. L’art de photographier est l’art de regarder et de se mettre en mouvement. La photographie est un geste. Danse et photographie procèdent de traces visibles et invisibles. Il y est à la fois question d’attention, de mobilité, d’immobilité d’espace et de regard.

Un travail autour des perceptions
L’idée de cet atelier est de rendre le corps hyper attentif au flux entrant et sortant pour envisager une danse qui s’écrirait au présent, ici et maintenant, une danse improvisée. Ces deux pratiques font appel à l’observation et à la perception. Proposer aux enfants des exercices pour étendre cette observation et augmenter notre état de perception. En augmentant notre état de perception, nous donnons à voir quelque chose qui serait de l’ordre de l’invisible, nous livrons notre point de vue.

Danse et photographie en symbiose
L’image photographique est un temps d’arrêt, la danse est animée. Imaginer une danse entre suspensions et mouvements, attentive à la sensation, à l’espace, au temps et au regard.Les exercices proposés  seront basés sur les techniques de l’improvisation et des outils pour développer l’attention, la perception, la sensation et l’imagination, pour se mettre en mouvement. Une attention particulière sera donnée sur les points suivants : accroître ses sensations, la sensation de son corps interne et externe ; l’attention de son corps dans l’espace, comment habiter l’espace, mettre l’accent sur le regard, sur les multiples manières de regarder et occuper la surface, comment faire trace.
Proposer un corpus d’images photographiques diverses pour développer le regard, apprendre à voir, à imaginer, distinguer ce qui fait signe pour chacun. Utiliser des images réalisées ou choisies par les enfants comme support à la danse, des images pour fertiliser l’imagination.

UNE ARCHITECTURE DU SENSIBLE

Au Collège Louis Pergaud de Fresnes – 2014

Le collège Louis Pergaud est un bâtiment comme il y en a des millions dans le monde moderne. Comment le voir autrement ? Comment le percevoir autrement ?
Et finalement comment en faire plus qu’un lieu de passage, un lieu où on aimerait rester, être, inventer voire rêver ?

Pendant l’année 2014 et durant près de quinze journées,
25 élèves du collège emmenés par trois artistes et leurs professeurs ont exploré leur établissement. Exploration chorégraphique, enregistrements sonores, travail du corps et de composition sonore ont ponctué une année riche en découvertes et inventions. L’architecture de l’espace existant étant considéré comme moteur d’inspiration et zone d’exploration. Les volumes sont révélés par le dessin des corps et les matières sonores. L’architecture des corps en présence et la mise en espace sonore modifient le lieu et créent une poétique de l’espace.

Avec la participation de 25 élèves des classes de 5° et 4°.
Les artistes : Lila Deridj et Pauline Brottes (chorégraphes),
Thomas Tilly (musicien).
Les enseignantes : Valérie Bohin et Valérie Klein.

Un atelier proposé par l’association en partenariat avec le Collège de Fresnes-en-Woëvre. Avec le soutien financier de la DRAC Lorraine, du Conseil Général de la Meuse, de la Communauté de communes de Fresnes-en-Woëvre et de la DAAC.

Une Architecture du Sensible • 07/06/14

Danse, Musique et Architecture
au Collège Louis Pergaud de Fresnes

Le collège Louis Pergaud est un bâtiment comme il y en a des millions dans le monde moderne. Comment le voir autrement ? Comment le percevoir autrement ?
Et finalement comment en faire plus qu’un lieu de passage, un lieu où on aimerait rester, être, inventer voire rêver ? Depuis le début de l’année et durant près de quinze journées, 25 élèves du collège emmenés par trois artistes et leurs professeurs ont exploré leur établissement. Exploration chorégraphique, enregistrements sonores, travail du corps et de composition sonore ont ponctué une année riche en découvertes et inventions. Venez nombreux !
Avec la participation de 25 élèves des classes de 5° et 4°. Les artistes : Lila Deridj et Pauline Brottes (chorégraphes), Thomas Tilly (musicien). Les enseignantes : Valérie Bohin et Valérie Klein.Image

BALADE CHEZ LES POESIENS

Comment est née la « Balade chez les Poésiens »?

Il s’agit au départ d’un projet intitulé « Instantané du monde » imaginé pour les enfants de :
– la Petite section de l’école maternelle de Thillot, Mme Valérie Deloge,
– la Grande et Moyenne sections de l’école maternelle d’Hannonville-sous-les-Côtes, Mme Christine Paul,
– le CE2 de l’école primaire de Fresnes-en-Woëvre, Mme Magali Forveil,
et le CE1 de l’école primaire de Saint-Maurice-sous-les-Côtes, Mme Emmanuelle Knobloch.

Avec les artistes suivants :
– Marie Bouchacourt, plasticienne,
– Thomas Charmetant,compositeur et metteur en sons,
– Emmanuelle Pellegrini, poète,
– Fabienne Simon, écrivain.

A Hannonville, à Thillot et à Saint-Maurice, ils se sont promenés pour découvrir la campagne et leurs villages, de l’église à la Côte, de l’école au pressoir… A partir des poésies composées par les plus jeunes, les « grands » ont sculpté et dessiné. Les poèmes, les promenades, le travail et les découvertes ont été enregistrés par un musicien.
Cette exposition retrace donc les réalisations d’une centaine d’enfants depuis le mois de janvier dernier : une grande aventure de poésie et de transmission !

Voici l’histoire de cette grande balade depuis la rentrée

En automne
Les deux classes de maternelle sont allées découvrir leur village. Ils ont observé, touché, écouté leur environnement dans le brouillard, sous le soleil ou sous la l-pluie, dans le froid, la neige…

En janvier, février :
Les enfants ont reparlé de leurs sorties, des mots ont émergé. Ils ont été préparés par les deux classes avec l’idée de les proposer aux deux écrivaines qui allaient arriver bientôt. Du côté des petits, le travail s’est réalisé à partir de photographies. Du côté des grands : ils avaient constitué des listes de mots accompagnées de dessins.
Durant une semaine Emmanuelle P. (poète) est venue écouter les découvertes des enfants, partager leurs mots et leurs impressions. Au terme de la semaine, chaque enfant avait choisi « son » mot à partir de jeux, d’improvisations ludiques (répéter, associer, inverser). Dans chaque classe des petits groupes se sont formés autour de ces groupes de mots. Un peu plus tard, les deux classes ont cette fois-ci travaillé avec Emmanuelle P. (poète) et Fabienne S. (écrivain) avec l’idée d’arriver à la création d’une poésie par groupe.

Huit poésies ont vu le jour à partir des improvisations des enfants.
Les deux classes ont envoyé par la poste leurs poèmes à la classe de CE2 de Fresnes en Woëvre.
Emmanuelle P. est revenue dans les classes pour lire les poèmes à chaque groupe.

En mars :
Avec ses micros et son magnétophone, Thomas C. est venu dans les classes de maternelle pendant une semaine pour enregistrer les poésies. Après s’être familiarisés avec un objet peu connu (le micro), les enfants ont écouté leurs voix et expérimenté le monde sonore qui leur est totalement inconnu (contrairement à l’image qui est partout). Petits morceaux par petits morceaux et après un gros travail de montage, Thomas a retrouvé la poésie sur les bandes sonores ! Pour les plus grands il s’est agi de mémoriser les poésies (rappelons qu’ils ne savent pas écrire et lire!) et de « jouer » à s’enregistrer sur tous les tons.

Pendant cette semaine, Thomas C. est aussi devenu le reporter des côtes de Meuse…

Pendant des sorties nature organisées par le Parc naturel de Lorraine, il a accompagné la classe des petits et a pu faire connaissance avec celle du CE1 de Saint-Maurice-sous-les-côtes dans les jardins du village. Les CE1 ont pu ensuite écouter les enregistrements réalisés et découvrir le microphone et le magnétophone.

Il manque la sortie dans le village avec la classe de Christine et Thomas

En avril :
Juste avant les vacances les enfants du primaire de Fresnes se sont préparés à travailler les poésies : ils ont envoyé des dessins et des poésies. Marie B. s’est installée pour une semaine dans la classe de CE2. Objectif de cet intense moment de travail : se servir des poésies en mettant en route son imaginaire ! Tous ont mis la main à la pâte dans la classe transformée en atelier de sculpture et de dessin.
Pendant ce temps, Thomas est passé dans toutes les classes pour refaire quelques enregistrements et aussi pour faire écouter les bandes produites. Et puis, le soir, la nuit, le midi il écoute, découpe, monte pour réaliser la bande son pour l’exposition.

L’exposition :

Ce que vous avez pu voir :
Les maquettes réalisées par la classe de CE2 de Fresnes-en-Woëvre à partir des poésies créées par les enfants des classes maternelles d’Hannonville et Thillot.

Ce que vous avez pu lire :
Les poésies inventées par les enfants des deux maternelles rédigées ici par les enfants de l’école de Saint-Maurice.

Ce que vous avez pu entendre :
Les voix de tous les enfants du projet. Les petites nous disent leurs poésies ou sont en balade. Les autres sont en balade ou travaillent à l’élaboration du travail plastique.