Suite à l’atelier « Voyage en moi, Voyage vers toi » un périple dans des cabanes à danser (encadré par Florie Bel, costumière et Emilie Borgo, chorégraphe), les enfants de l’école maternelle de Fresnes-en-Woëvre se sont produits le samedi 2 juin à 15h lors du Festival du Printemps du Grand Meaulnes à Bonzée.
Ceux-ci ont pu présenter une partie de leur travail effectué pendant l’année à leurs parents, de nouveau habiter leurs constructions une dernière fois avec la danse et leur imagination.
Leurs efforts ont étés récompensés par des tonnerres d’applaudissements des nombreux spectateurs présents !
Au centre de détention, nous avons mis en place des ateliers de danse et de mouvements pour sensibiliser les détenus à leurs corps, leurs sensations, aux mouvements et à la mise en scène poétique de celui-ci. Cet atelier vise aussi à proposer une activité artistique et ludique pour peut-être appréhender autrement leur incarcération, interroger leur vision de la notion même de liberté qui peut s’incarner par une liberté spirituelle. Cette intervention encourage ces personnes à vivre ces instants comme un moment de création et de retour vers soi.
En 2017, plus de 200 enfants ont imaginé des histoires, découpé et dessiné, créé des livres et écrit des chansons peuplés de loup. Après le Printemps du grand Meaulnes en juin 2017, vous pourrez retrouver Louvane et ses amies musicienns, Galou et Galette, Castagnette la détective ou encore Louloup XIV chanteur et roi du pays des moutons-volants.
Animé par la chorégraphe Emilie Borgo, cet atelier a pour but d’induire parents et enfants au sein de la même activité. Un moyen ici pour adultes et plus petits de se retrouver dans une après-midi de détente et d’écoute. Cette activité laisse également une place au jeu, permettant d’aborder un moment de relaxation et les rires se donnent à entendre et de belles affirmations de complicités sont présents lors de ces ateliers.
28 Mars 2018 & 16 Mai 2018
DANSE POUR ADULTES
Le travail est basé sur l’écoute de soi-même, des autres et de ce qui nous environne en improvisation. Il se donne comme objectif de proposer des supports internes pour découvrir des capacités insoupçonnées de mouvement et aller vers une danse au plus proche de chacun. Voici quelques propositions qui seront utilisées pour entrer dans la danse : – se donner du temps pour se retrouver – découvrir ses limites et pouvoir les dépasser – découvrir les différents systèmes de notre corps avec une attention particulière au squelette, aux muscles, à la peau, à la respiration et aux fluides comme support au mouvement – travailler sur le poids, les suspensions et les appuis seuls ou en contact – découvrir différentes dynamiques de mouvement – danser seul ou à plusieurs avec une attention à l’espace, aux sons, au temps et aux rythmes – utiliser le collectage, l’imagination et la visualisation pour improviser.
Dans cet atelier, nous avons choisi de sélectionner cette capacité qu’ont les enfants d’imaginer des abris pour leur faire appréhender différentes sensations à partir des différents matériaux qui auront été utilisés. Mettre en éveil l’attention du corps dans l’espace et d’habiter celui-ci. Nous avons également abordé les différentes manières de construire des abris en s’inspirants des constructions du monde entier (igloo, tipi, cabane aborigène, cabane en forêt…) afin de donner des bases pour laisser ensuite libre cours à leur imagination. Une fois ces constructions faites, ceux-ci jouent à habiter, habitent à jouer mais aussi dansent afin de s’approprier des espaces qu’ils ont eux-mêmes imaginés.
« Danser, c’est rendre son mouvement porteur de sens, d’intentionnalité et d’émotion pour un spectateur, que l’on soit seul ou à plusieurs. C’est une suite de mouvements, postures et actes choisis, dirigés ou improvisés. La danse est une quête en soi, elle en appelle à ce qui est vu, montré, dévoilé, suggéré… or pour notre projet, ce n’est pas l’aspect « démonstration » ou d’être regardé qui est recherché. Pour beaucoup la danse en appelle à ce qui est senti et mis en mouvement ou non dans le corps et dans l’interaction des corps entre danseurs et avec le lieu. »
Mouvement, sensations, respect, expériences, Body Mind Centering (BMC), recherche, compréhension du corps et du mouvement, créativité et subjectivité tels sont les bases de la pratique de la chorégraphe Emilie Borgo qui propose aux patients d’entrer dans le mouvement. L’objectif du projet n’est pas de danser devant un public spectateur mais d’offrir un temps de pratique du mouvement dans le respect des limites psychiques et physiques des personnes, avec des temps réservés à la restitution d’expérience sous forme anonyme de dessin, peinture, ou de textes écrits, voire de photos.
Nous proposons aux enfants un voyages où ils aborderont la sculpture, l’écriture, le graphisme. Ils vont être amenés à inventer des histoires, concevoir et sculpter des livres, découper des formes faire des mots une matière à voir mettre en volumes et en son. Il s’agit d’une exploration intégrale de ce que pourrait être un livre. Ce voyage est accompagné par une poète, une comédienne, une illustratrice et une musicienne. Note d’intention artistique: En tant qu’objet, le livre a une caractéristique spécifique : voici près de deux mille ans qu’il a conservé exactement la même forme un parallélépipède. Mais le livre n’est pas seulement un objet. Il est le lieu de la matérialisation de la pensée, non pas le seul, mais un lieu privilégié dans notre culture. On pourrait suggérer que, des briques d’argile aux livres tels que nous les connaissons aujourd’hui, il n’y a pas de différence dans la forme que prend cette occupation de l’espace par la chose écrite. Elle a joué un rôle considérable dans la symbolique du livre, amplifié par le fait que le livre, en tant que collection, constitue un véritable mur : celui de nos bibliothèques. Il s’agit bien, dans l’imaginaire, d’une architecture. Partant de ces faits nous nous sommes demandés si les enfants d’aujourd’hui vivent avec les livres, quel imaginaire ils constituent pour eux à l’heure d’internet, des tablettes graphiques, du temps réel, du zapping. Cette question est bien sur celle que se posent les parents, les enseignants, les spécialistes des sciences de l’éducation. Et finalement quel pourrait être le livre de chacun ? En tant qu’artistes nous nous sommes demandés ce que nous pourrions faire découvrir d’inconnu, d’extraordinaire à de jeunes enfants encore en phase d’apprentissage de la lecture de manière individuelle et dans un processus d’élaboration collective. L’idée est apparue, évidente : créer des objets, des sculptures livres pour leur faire goûter les livres en travaillant à toutes les étapes de la conception un utilisant un grand nombre de média : * Faire découvrir de beaux albums ; * Leurs faire vivre l’expérience de l’écriture * Les faire réfléchir à la conception d’un objet et travailler en volume
Objectifs généraux – Mettre en place des liens entre les enfants de différentes classes et niveaux et origines géographiques autour d’un projet commun. – Permettre à tous les élèves de se constituer une culture personnelle, riche et cohérente. – Pour chaque enfant procéder à des choix et développer ses capacités de création. – Se connaître pour aller vers les autres, établir (nouer) des liens, prendre conscience de l’autre, de ses différences, de ses propositions , travailler à un projet commun. – Dans ses prolongements ce projet permettra de créer des liens entre l’école et les artistes et de proposer une ouverture sur l’univers du livre ainsi que celui du spectacle vivant. – Faire se rencontrer deux secteurs géographiques proches mais aux réalités très différentes et qui se côtoient peu, aborder la découverte de l’autre et de la différence.
La motivation pour mettre en œuvre ce projet – Le projet d’école met en évidence ces deux points à privilégier : mieux être à l’école et amener l’enfant à parler et écrire pour échanger, expliciter sa pensée – Ce projet permettra de favoriser le « mieux être à l’école » par la création de liens entre les enfants par la constitution de groupe d’enfants de différentes classes (pour apporter une richesse d’échanges de propositions, de coopération entre grands et petits…) mais aussi de créer des liens avec les artistes et l’art en général. – Développer le plaisir du livre, de la lecture de manière certes ludique et créative tout en conservant un esprit de sérieux. – Enfin il relie deux secteurs géographiques et des réalités socio-économiques qui se côtoient très peu. Les deux écoles distantes de 50km sont aussi très différentes. La première situé dans un secteur péri-urbain (ancienne zone des mines de fer de Lorraine) en difficulté et la seconde dans la Meuse dans un milieu rural relativement traditionnel.
La thématique du loup Les enseignantes concernées par l’écriture du projet ont opté en accord avec les artistes pour la thématique si universelle du loup. Omniprésent dans les œuvres de littérature jeunesse il occupe une place toujours aussi importante dans l’imaginaire collectif en dépit de sa quasi disparition de notre quotidien. Les enfants ne s’en lassent pas !
La restitution – La communauté de communes, partenaire de Vu D’un Oeuf, a souhaité amplifier et renforcer ce qui devait être un petit événement de fin d’atelier et qui devient, en partenariat avec son salon du livre pour adultes « Le printemps du Grand Meaulnes » un événement à part entière. Ce sera l’occasion d’impliquer les enfants ayant participé au projet « Livres » de l’année scolaire. Et de concerner la nombreuse population scolaire du canton (près de 1000 élèves scolarisés) en les mobilisant de l’école vers un événement tout public. – Cela nous semble d’autant plus important qu’il n’y a actuellement plus de libraire dans aucun des deux secteurs. Le partenariat envisagé est avec le libraire indépendant « La fabrique » seule librairie du département de la Meuse située à Bar-le-Duc. – Le salon sera émaillé des lectures des textes réalisés par les enfants. Il accueillera également l’exposition des livres-objets réalisés par l’ensemble des enfants. « Louloup Castagnette » 20 mai Le festival sera l’occasion de présenter le spectacle chant et musique réalisé par les enfants de l’école maternelle de Fresnes-en-Woëvre.
Les intervenants Sarah D’haeyer, illustratrice, éditrice Hélène Gehin, comédienne, chanteuse Véronique Mougin, musicienne (piano, voix) Emmanuelle Pellegrini : Poésie-action-improvisation
Les enfants et les enseignants MS-GS de S. Opacki Ecole Maternelle de Tucquegnieux (54) CP-CE1 de K. Floquet et C. Berthélémy Ecole Primaire Fresnes-en-Woëvre. 2 classes Petite section/1 classe moyen / 1 classe grand Mmes Normand, Berthaud, Kourgousoff et Gavray Ecole maternelle Fresnes-en-Woëvre.
De mai à décembre 2016 les classes de maternelle et de primaire de Thillot et Hannonville ont fait un beau voyage avec la laine. Du mouton à la pelote, ils ont découvert son origine, sa transformation, ils ont aussi feutré, teinté, tricoté à l’école ou dans des ateliers avec leurs parents. Le tout sous la houlette de Florie Bel, plasticienne et costumière. Ces fils tirés sont devenus des espaces où danser en compagnie de la chorégraphe Eve Petermann. Cette exposition est un voyage au cœur de leurs réalisations pleines de vie et de couleurs. Elle retrace aussi les temps forts d’une aventure toute en douceur ! Entrée libre du mardi 04 au vendredi 07 avril de 09h à 17h et dimanche 09 avril de 14h à 19h. Visites de groupes sur demande.
Barouck et Tulilo Un petit garçon, un écureuil et des fées sont les personnages de ce conte musical poétique et clownesque proposé par la Compagnie Mamaille (Meuse). Ils vivent au milieu de la forêt et leurs aventures, imaginées par Hélène Gehin, deviennent délirantes et pleines de fantaisies. Avec tous ses talents de comédienne et de musicienne, Hélène nous offre ici une véritable petite comédie musicale où la voix chantée, les petits instruments de musique sont aussi un clin d’œil à l’art brut. Un bonbon à savourer en famille ! Le dimanche 09 avril à 16h30. Entrée 5€ pour les plus de 18 ans. Séances scolaires du mardi 04 au vendredi 09 avril.
« Paroles de Faire », une sculpture sonore qui a voyagé de Verdun (exposition Des pas qui résonnent dans le cadre du centenaire de la première guerre mondiale) à Fresnes, une exposition des maquettes lors du « Printemps du Grand Meaulnes », un disque-objet édité et une bande son disponible sur notre Bandcamp. Le tout sous l’égide d’Eric Delacroix et Xavier Saiki avec des classes de Fresnes et d’Haudainville. « Une maille à l’endroit, une danse à l’envers », où l’art de fabriquer de la laine, d’en jouer et de danser à l’école maternelle de Thillot-Hannonville. Ateliers pour les enfants, ateliers en famille les mercredis, ont permis une explosion de créativité, montrée à tous le 03 décembre. Bravo aux enfants et aux artistes Florie Bel et Eve Petermann !
« Une maille à l’endroit, une danse à l’envers » Ce projet trouve son origine dans le souhait de faire connaître l’entreprise Bergère de France, patrimoine industriel meusien, vivant et aussi dans sa réalité économique puisqu’il a été menacé récemment de fermeture. Partant de ce savoir-faire local nous avons imaginé de tisser un lien avec les pratiques artistiques développées au sein de Vu D’un œuf depuis plus de quinze ans. L’improvisation, la découverte de l’autre, l’expression de soi : autant de valeurs fortes portées par la chorégraphe Eve Petermann qui a une grande capacité médiation et d’ouvertures à des publics très différents. Florie Bel costumière et plasticienne toute en sensibilité et subtilité a une grande expérience de manipulation de la matière. Le projet vu par les artistes Nous impulserons une façon particulière découvrir la laine, son origine, sa transformation, de travailler cette matière, de la faire vivre à travers la production d’une composition commune aux classes participantes. Cette composition étant plastique et dansée. Nous amènerons les enfants à réaliser, à fabriquer des espaces de matières à partir essentiellement des laines dans leur variété, des fils mais aussi des tissus. Ces réalisations seront planes ou en volume et déclineront des formes basées sur des choses liées à l’univers de cet âge de l’enfance : des tapis de jeux, des cabanes, des marelles qui pourront se transformer en cabanes de fils, tapis sensorielles à grande échelle, cocons et chrysalides ou se lover… Ces réalisations seront autant de compositions pour y danser, pour y habiter ou pour s’habiller. Au préalable la laine sera teinte, tressée, nouée, emmêlée, feutrée… Les enfants seront amenés à entrer dans la danse. La technique utilisée est celle de l’improvisation et de l’écoute. Le processus chorégraphique en temps réel sera basé sur le champ lexical de la laine et de la couture à l’issue d’un travail de recherche avec les enfants sur ce sujet. Nous aurons donc un réservoir d’actions : enrouler, tricoter, tisser, passer autour, lier, coudre, découdre, relier, surpiquer, plier, dérouler…de sensations : le doux, le piquant, le dru, le duveteux, le mou, le dur, le moelleux, le rêche…d’imaginaires : les cocons, les chrysalides, le labyrinthe, les jeux, les obstacles, le parcours…A partir des compositions en laine réalisées, les enfants pourront danser autour de fils tendus ou non, avec des fils, des pelotes, dans l’ombre projetée des fils … pour finalement danser au sein d’une composition plastique collective. Cela les amènera à prendre conscience que c’est en prenant en compte de l’autre, de ses mouvements, de ses propositions que le projet commun pourra aboutir. Un atelier de tricotage pour les adultes Nous avons également eu le désir de tisser des liens en dehors de l’école. D’une part parce que les liens sociaux sont importants à faire vivre en milieu rural et d’autre par ce qui nous a paru nécessaire chez des enfants de cet âge : nous proposerons des ateliers parents-enfants hors du temps scolaire pour que les adultes contribuent aux réalisations des enfants. Ces ateliers pourront intégrer des enfants plus jeunes ou plus âgés désireux de participer.
« PAROLES DE FAIRE » Une sculpture interactive pour un monument d’avenir Qu’est-ce qu’un monument ? Que représente t-il dans l’espace public ? Pourquoi est-il érigé ? Quel est son signifiant pour la mémoire collective et la mémoire intime ? Comment interroger notre rapport intime à l’espace public ? Que représente une guerre centenaire pour des enfants qui n’ont pas encore 10 ans ? Telles sont quelques-une des questions que se posent les artistes pour travailler autour de cette question avec un groupe d’une cinquantaine d’enfants : questionner pour amener chacun à développer son expression propre et entrer aussi dans un processus de création collective. Le premier Eric Delacroix, est sculpteur, le second, Xavier Saiki est sculpteur de sons : ils imaginent ensemble comment faire entrer les enfants dans ces deux univers. Avec les élèves de CM1-CM2 de Fresnes-en-Woëvre ils conçoivent une sculpture. Ecoutez !
Eric Delacroix/ Note d’intention Qu’est-ce qu’un monument ? Ceux de la première guerre mondiale sont partout présents dans les paysages meusiens. Certains ont un intérêt artistique, les groupes sculptés sont parfois intéressantes mais le plus souvent ce qui est frappant est la répétitivité des thèmes. Alors qu’est-ce que l’on regarde ? De mon côté je vois les noms et les dates de naissance des soldats tombés au combat. Un monument commémore… C’est l’évidence. En tout cas pour nous les adultes. Cette continuité des thèmes me frappe vraiment comme s’ils avaient été taillés, soudés dans l’urgence de la nécessité de commémorer. Mais que voient les enfants ? Il faudra donc les interroger là-dessus. Ils devront donc regarder les monuments, voir où ils sont placés, comprendre l’importance et la symbolique de l’emplacement. Mais ces monuments ne seront pas une source d’inspiration au sens strict, c’est leur regard, leur approche et les choix qui en découleront qui me tiennent à cœur. Avec les enfants j’aimerais que nous partagions l’acte de construire quelque chose en commun et de penser en même temps. Penser pour qu’ils s’impliquent avec mon aide. Approcher le volume, sentir les proportions, se débrouiller avec la matière, penser à la production de son que ces matériaux peuvent générer (au toucher ou de manière naturelle) telles sont les lignes de force de ce travail à inventer.
Xavier Saiki / Note d’intention Patrimoine, lien entre passé et présent.Structures sonores, paysage et compostion. Chaque pièce sera un écho du lieu, du paysage et de la mémoire. Nous utiliserons différents matériaux sonores pour la composition. Paroles – texte : questionnement et enregistrement des habitants sur ce qui c’est joué dans cet espace à une période donnée enregistrement de textes existants (témoignages, poésie) Paysage sonore Ecoute et enregistrement des espaces actuels. Objets / bruitages Ateliers d’objets sonores. Nous utiliserons des objets plus ou moins quotidien, nous les détournerons afin d’utiliser leur capacités à produire du son. Ces trois médiums nous servirons à créer un lien entre passé et présent. La notion du présent sera fabriqué avec les matériaux que le lieux nous apportent ( Témoignages d’habitants, paysage sonore…). La notion de passé sera quand elle exploré avec des matériaux plus abstraits. Nous mêlerons tous ces outils pour fabriquer par du montage informatique une série de compositions abstraites et poétique.
Corps à Corps avec l’école primaire de Fresnes-en-Woëvre
La danse, la photographie : le mobile et l’immobile avec Eve Petermann, chorégraphe et photographe. – Danser c’est porter une attention particulière à son corps, visible et invisible, sa structure, son squelette, ses os, ses organes, ses muscles, ses tissus, sa peau, aux sensations internes et externes, à ce qui nous entoure. La danse dessine des traces dans l’espace. – Photographier c’est porter une attention particulière à ce qui nous entoure, rendre visible ce que l’on voit, ce que l’on capte, ce que l’on sent, en prendre un fragment qui fait trace et le donner à voir. L’art de photographier est l’art de regarder et de se mettre en mouvement. La photographie est un geste. Danse et photographie procèdent de traces visibles et invisibles. Il y est à la fois question d’attention, de mobilité, d’immobilité d’espace et de regard.
Un travail autour des perceptions L’idée de cet atelier est de rendre le corps hyper attentif au flux entrant et sortant pour envisager une danse qui s’écrirait au présent, ici et maintenant, une danse improvisée. Ces deux pratiques font appel à l’observation et à la perception. Proposer aux enfants des exercices pour étendre cette observation et augmenter notre état de perception. En augmentant notre état de perception, nous donnons à voir quelque chose qui serait de l’ordre de l’invisible, nous livrons notre point de vue.
Danse et photographie en symbiose L’image photographique est un temps d’arrêt, la danse est animée. Imaginer une danse entre suspensions et mouvements, attentive à la sensation, à l’espace, au temps et au regard.Les exercices proposés seront basés sur les techniques de l’improvisation et des outils pour développer l’attention, la perception, la sensation et l’imagination, pour se mettre en mouvement. Une attention particulière sera donnée sur les points suivants : accroître ses sensations, la sensation de son corps interne et externe ; l’attention de son corps dans l’espace, comment habiter l’espace, mettre l’accent sur le regard, sur les multiples manières de regarder et occuper la surface, comment faire trace. Proposer un corpus d’images photographiques diverses pour développer le regard, apprendre à voir, à imaginer, distinguer ce qui fait signe pour chacun. Utiliser des images réalisées ou choisies par les enfants comme support à la danse, des images pour fertiliser l’imagination.