QUE D’ÉMOTION ! Danser et s’exprimer

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Avec les CP de l’école primaire de Belleville
Restitution lors de l’atelier parents-enfants le 22 mai 2019

Expression, rencontre et gestions des émotions : il s’agit pour les élèves de répondre à une double invitation.
* Découvrir et jouer avec les lois de la gravité pour entrer dans la danse
* Identifier, transformer et jouer avec ses émotions.
En un mot danser !
Nous embarquerons pour écrire une partition éphémère avec les élèves en jouant des émotions (en se jouant des émotions?), en les laissant émerger. La danse-contact improvisation, basée sur l’écoute et le contact physique sera notre outil pour ce périple chorégraphique.

Avec Emilie Borgo & Nathalie Chazeau : Chorégraphes

On apprend à faire attention à l’autre dans la douceur et la bonne humeur …!

Quelques images de la restitution : l’atelier parents-enfants

Une restitution très émouvante avec les parents et enfants du projet. Tous ont pu exprimer leurs émotions dans un moment touchant et intime avec les artistes Nathalie Chazeau & Emilie Borgo ainsi que les enseignantes Emmanuelle Sowinski & Sandrine Daniaux.
Bravo à toutes et à tous !

LIVRES MINUTES, des émotions pour la vie

Cycles 1 & 2 des écoles Hannonville et Thillot
Exposition des travaux le 23 mars 2019 à la Mairie d’Hannonville

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Les livres sont des aventures, ils peuvent faire rêver, voyager, danser, rester éveiller, dormir, faire rire, faire pleurer. Ils peuvent être découverts de manière collective par l’enfant, notamment à l’école ou en médiathèque. Ils sont aussi et peut-être surtout des aventures intimes, permettant de vivre des émotions uniques.
Sans copier ou paraphraser ce qui s’est déjà inventé il s’agirait plutôt de faire découvrir comment les auteurs s’amusent avec les mots, inventent des formes, mettent en œuvre des objets-livres inoubliables. Pour mettre en route la production de petits livres uniques.

Sarah D’Haeyer : Plasticienne
Emmanuelle Pellegrini : Poète

A l’école … 

Pendant les ateliers parents-enfants …

Et pendant l’exposition !

VOYAGE EN MOI, VOYAGE VERS TOI un périple dans des cabanes à danser

« Je suis le lien que je tisse » Théodore Monod

Dans cet atelier, nous avons choisi de sélectionner cette capacité qu’ont les enfants d’imaginer des abris pour leur faire appréhender différentes sensations à partir des différents matériaux qui auront été utilisés. Mettre en éveil l’attention du corps dans l’espace et d’habiter celui-ci. Nous avons également abordé les différentes manières de construire des abris en s’inspirants des constructions du monde entier (igloo, tipi, cabane aborigène, cabane en forêt…) afin de donner des bases pour laisser ensuite libre cours à leur imagination. Une fois ces constructions faites, ceux-ci jouent à habiter, habitent à jouer mais aussi dansent afin de s’approprier des espaces qu’ils ont eux-mêmes imaginés.

Emilie Borgo: chorégraphe
Florie Bel: costumière, plasticienne

IMAGINER ET DANSER SON JARDIN

Qu’y a t-il dans un jardin ? Qu’est-ce qu’un jardin ? Le jardin est le paysage quotidien et familier des Côtes de Meuse. L’aventure artistique proposée est de rentrer dans un jardin et d’y regarder de plus près. Qu’est-ce qu’on voit ? Des arbres, de l’herbe en apparence. Et en observant plus attentivement il y a une foule de végétaux et d’animaux, sorte de microsmos végétal et animal. Cet espace, très vaste à l’échelle d’enfants âgés de 4 à 7 ans va devoir être apprivoisé par eux. Il va devenir un terrain de jeu pour créer et inventer en harmonie avec la nature : teinture végétale, tissage des produits de cueillette, danse et approche de la notion du cadrage sont au programme de cette exploration naturelle, sensorielle et corporelle.

Les sources d’inspiration
* Le land art
Le land art est une tendance de l’art contemporain utilisant le cadre et les matériaux de la nature (bois, terre, pierres, sable, eau, rocher, etc.). Le plus souvent, les œuvres sont en extérieur, exposées aux éléments, et soumises à l’érosion naturelle ; ainsi, certaines œuvres ont disparu et il ne reste que leur souvenir photographique et des vidéos. Avec les artistes du land art, la nature n’est plus simplement représentée : c’est au cœur d’elle-même (in situ) que les créateurs travaillent. Ils veulent quitter les musées et les galeries avec leurs tickets d’entrée et heures d’ouverture afin de véritablement « sortir des sentiers battus ». L’œuvre doit être non plus une valeur marchande vouée à une élite mais une véritable expérience liée au monde réel.
* Wilder Mann ou la figure du Sauvage un ouvrage de Charles Fréger (édition Thames and Hudson)
Chaque année, dans toute l’Europe, de la France à la Bulgarie, de la Finlande à la Sardaigne, du Portugal à la Grèce en passant par la Suisse et l’Allemagne, des hommes, le temps d’une mascarade multiséculaire, entrent littéralement dans la peau du «sauvage» : homme de paille, diable ou monstre aux mâchoires d’acier, ces hommes célèbrent le cycle de la vie et des saisons. Leurs costumes, faits de peaux de bêtes ou de végétaux, sertis d’ossements ou ceinturés de cloches, chapeautés de cornes ou de bois de cerfs, sidèrent par l’extraordinaire diversité et la prodigieuse beauté de leurs formes.

Le projet vu par les artistes
La danse et l’image pour faire trace
Le travail du corps en mouvement ramène à la réalité, à la réalité de celui-ci dans son environnement, il est concret et nous contient. C’est notre enveloppe, elle contient notre cerveau et sa capacité de penser, d’abstraction, mais aussi notre réalité biologique avec sa propre mémoire, qui s’exprime très communément dans notre façon de marcher par exemple, et puis dans l’activité des sens et des émotions qui le nourrissent en permanence… Le travail de la danse improvisée est une porte pour convoquer tout ce qui fait notre identité, pour aller à sa rencontre, pour lui permettre de s’exprimer, mais également lui permettre de se vivre dans l’instant c’est-à-dire avec et dans notre environnement.
Cet outil pédagogique est à mon sens exceptionnel, il a aussi l’intérêt de s’adresser à tous, s’il est mené pour l’exploration du corps avec le souci du plaisir de se mettre en mouvement en respectant les spécificités de chacun.
– Danser c’est aussi porter une attention particulière à son corps, visible et invisible, sa structure, son squelette, ses os, ses organes, ses muscles, ses tissus, sa peau, aux sensations internes et externes, à ce qui nous entoure. La danse dessine des traces dans l’espace. Danse et photographie procèdent de traces visibles et invisibles. Il y est à la fois question d’attention, de mobilité, d’immobilité d’espace et de regard. Possédant ces deux techniques j’amènerai les enfants vers ce regard où l’on porte attention à soi, aux autres et à son environnement. L’école étant équipée de tablettes numériques, les enfants seront amenés à photographier, se photographier pour prendre la mesure d’un espace très vaste à leur échelle.

Des corps et des objets avec le paysage
Jouer avec le paysage, faire des gestes pour prendre la mesure d’un espace à échelle humaine et à hauteur d’enfant. La collecte de matières naturelles sera le fil rouge de l’ensemble du projet. Plusieurs techniques seront expérimentées : fabriquer des teintures végétales à partir des pigments de la nature, assembler des matériaux, réaliser des tableaux végétaux, fabriquer des costumes de feuillages ou de bois…
L’ensemble de ces réalisations étant à « installer » dans le paysage pour faire corps avec lui. Comment installer ? Il faudra regarder, modifier, recommencer, déplacer en utilisant l’outil de la photographie pour se rendre compte de l’effet produit. En somme chercher
un point de vue…
Ces explorations manuelles et dansées vont se rencontrer, et nous allons tous ensemble mettre au point un paysage en mouvements.

La restitution : Un parcours plastique et performé
L’installation se déroulera au milieu du jardin de l’école d’Hannonville-sous-les-Côtes. Les enfants l’auront vu se transformer de l’hiver au printemps. La présentation finale se fera le 23 juin 2017 à partir de 13h30.

Les artistes du projet
Eve Petermann – danseuse, photographe
Florie Bel – costumière, constructrice

20-21 mai 2017 – LOUP ET C’EST TOUT !

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La Woëvre est envahie par les loups cette année ! C’est en effet autour du loup et de son imagerie que Vu D’un Oeuf a imaginé un projet autour du livre et de la lecture. Les artistes se sont demandés ce qu’ils pourraient faire découvrir d’inconnu, d’extraordinaire à de jeunes enfants encore en phase d’apprentissage de la lecture de manière individuelle et dans un processus d’élaboration collective. Les CP et CE1 de Katheline Floquet de Chrystelle Barthélémy ont inventé une histoire avec la poétesse Emmanuelle Pellegrini et la comédienne Hélène Gehin. A partir de cette histoire ils ont travaillé sur quatre façon de faire un récit : sous forme de pièce de théâtre, de poésie, d’échanges de lettres et enfin sous IMG_20170310_140833forme de roman policier. Par la suite l’illustratrice Sarah D’Haeyer les a amené à concevoir des livres-objet qui leur ont permis de concevoir, découper, sculpter le livre de leur histoire.
Mais l’aventure ne s’arrête pas là. Les histoires ont été transmises à la grande section de l’école maternelle de Tucquegnieux en Meurthe-et-Moselle : les élèves ont eux aussi conçu un grand livre avec Sarah et leur institutrice Stéphanie Opacki.
Elles ont été également transmises à l’école maternelle de Fresnes où un spectacle de danse et de chant sera proposé au Printemps du Grand Meaulnes avec quatre classes, sous la houlette de Colette Normand.
Tout ce petit monde se retrouvera au festival pour montrer les réalisations, les faire partager avec les adultes. A cette occasion un salon du livre jeunesse accueillera le public.
Le samedi 20 mai à partir de 14h. Base de loisirs du Colvert à Bonzée dans le Cadre du Printemps du Grands Meaulnes.
Un projet réalisé avec le soutien de la Fondation du Crédit Mutuel pour la lecture, la Codecom de Fresnes-en-Woëvre, la DRAC Grand Est et l’éducation nationale.

19 au 24 novembre 2016 – EXPOSITION « CONVERGENCES » DE VÉRONIQUE BALIN-KOURGOUSOFF

VBK

VBK décline des séries éclectiques, travaillées durant de longues périodes, ou happées fugitivement. Toutes, pourtant font convergence : une fois dégagé le caractère anecdotique du sujet, il ne subsiste que l’essence et l’intérêt profond de l’artiste : la vibration. Vibration de la matière, des couleurs, des mots, vibration de la lumière. Ouverture au public : samedi de 14h à 18h, dimanche à partir de 15h30, du lundi au jeudi de 9h à 17h. Lieu : Pôle Culturel. Entrée libre (visites de groupes sur demande).

FOUDRE ROCKEUR 

Un groupe de rock qui répète dans un garage sur des reprises et des compos : tel était le rêve de certains résidants de l’Adapei de la Meuse. Ces sept garçons ont baptisé leur groupe « Foudre Rockeur » et réalisent leur rêve. Une chorale accompagne cette nouvelle aventure en partage avec des enfants d’une école primaire.

Objectifs généraux
* Les objectifs d’ouverture à travers la pratique artistique ne sont pas un vain mot. Il ne s’agit pas ici de faire de l’animation, car ça n’est pas la mission des artistes, mais plutôt de susciter et de mobiliser des compétences. Tous les participants impliqués ayant par ailleurs le même postulat de départ et n’ayant pas de « recette » toute faite pour y parvenir. Les artistes devront donc s’adapter au public et à leur capacité.
* La capacité de prendre des décisions pour soi, le bien-être, l’ouverture au monde extérieur, la mixité des public (chorale) la créativité, le travail en groupe réduit pour atteindre un objectif commun, la capacité d’écoute et de concentration pour soi et avec les autres et la prise en compte des différences sont autant d’aspects travaillés pour ce projet.
* Que ce soit pour la chorale ou l’orchestre, ce nouveau projet artistique est peut être encore plus tourné que les précédents sur le rapport entre soi et les autres, de l’aller-retour entre l’individuel et le collectif avec la nécessité primordiale de faire groupe, d’être en cohésion.
*Un autre aspect est encore plus important que sur les précédents projets : la régularité de la participation puisqu’un groupe de musique ne peut par définition exister que si tous ses membres sont présents.

Le groupe « Foudre Rockeur »
Encadré par le musicien Arnaud Marcaille, les résidants de l’ADAPEI vont constituer un groupe de rock. La plupart pratiquent déjà la musique (batterie, guitare) et d’autres débuteront sur un instrument qu’ils découvriront. Les séances débutent très en amont de la finalisation au mois de décembre 2016 avec les résidants du Foyer de Widranges.

La chorale en partage
La chorale est un outil privilégié de communication, de mixité et de lien social. L’objectif est de rassembler les résidants de l’ADAPEI autour d’un projet fédérateur : faire de la musique ensemble et de permettre aux élèves de découvrir et de se découvrir. Vu D’un Oeuf a souhaité faire une proposition originale dans ce sens. D’une part en proposant une chorale avec un répertoire axé sur les « classiques » du rock et du hard-rock. Et en provoquant une rencontre avec une classe de CE2-CM1 du groupe scolaire Porte de France de Verdun ayant travaillé sur le même répertoire pour un concert final. L’originalité du projet est donc double sur le plan humain : une mixité et une proposition de partage. C’est la chanteuse Guylaine Cosseron qui assurera la coordination de la chorale ainsi que la direction de la voix au sein du groupe Foudre Rockeur.

La restitution en partage
Concert lors de la troisième édition du Festival « Inglorious à Verdun » (09 juin 2017). C’est un festival de toutes les rencontres organisé par le Pôle hébergement de l’ADAPEI de la Meuse. Le foyer cherche depuis toujours à rassembler les résidants et l’ensemble de la population autour d’un événement convivial. Les enfants volontaires pour participer hors temps scolaire et l’équipe des résidants se produiront lors de cette troisième édition du festival. Le groupe se produira également lors de la 24° édition du festival Densités organisée à Fresnes en Woëvre par Vu D’un Oeuf.

Répertoire et outils pédagogiques
La voix est une des parties du corps les plus sollicitées pour tout un chacun. Pour chanter, chacun a besoin : d’être décontracté, de se relaxer, d’avoir le corps en éveil, de se connecter avec des sensations auxquelles il ne prête pas attention en temps normal. Avec les outils venant du jazz vocal et de l’improvisation libre il s’agira donc ici de découvrir progressivement sa voix pour la maîtriser avec ses possibilités multiples et d’être à l’écoute de soi-même et des autres. Et pour vivre ensemble une expérience à la fois ludique et sérieusement réalisée.
Du côté du répertoire c’est le musicien Arnaud Marcaille qui travaillera à la recherche d’un ensemble de chansons rock ou hard-rock. Il procédera également à la création d’arrangements polyphoniques adaptés à la chorale. Quelques idées du répertoire : AC/DC, Metallica, Pink Floyd, The Clash, Deep Purple…

RETOUR SUR LES ACTIONS 2016

«  Paroles de Faire  », une sculpture sonore qui a voyagé de Verdun (exposition Des pas qui résonnent dans le cadre du centenaire de la première guerre mondiale) à Fresnes, une exposition des maquettes lors du « Printemps du Grand Meaulnes », un disque-objet édité et une bande son disponible sur notre Bandcamp. Le tout sous l’égide d’Eric Delacroix et Xavier Saiki avec des classes de Fresnes et d’Haudainville.
«  Une maille à l’endroit, une danse à l’envers  », où l’art de fabriquer de la laine, d’en jouer et de danser à l’école maternelle de Thillot-Hannonville. Ateliers pour les enfants, ateliers en famille les mercredis, ont permis une explosion de créativité, montrée à tous le 03 décembre. Bravo aux enfants et aux artistes Florie Bel et Eve Petermann !

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«  Une maille à l’endroit, une danse à l’envers  »
Ce projet trouve son origine dans le souhait de faire connaître l’entreprise Bergère de France, patrimoine industriel meusien, vivant et aussi dans sa réalité économique puisqu’il a été menacé récemment de fermeture. Partant de ce savoir-faire local nous avons imaginé de tisser un lien avec les pratiques artistiques développées au sein de Vu D’un œuf depuis plus de quinze ans. L’improvisation, la découverte de l’autre, l’expression de soi  : autant de valeurs fortes portées par la chorégraphe Eve Petermann qui a une grande capacité médiation et d’ouvertures à des publics très différents. Florie Bel costumière et plasticienne toute en sensibilité et subtilité a une grande expérience de manipulation de la matière.
Le projet vu par les artistes
Nous impulserons une façon particulière découvrir la laine, son origine, sa transformation, de travailler cette matière, de la faire vivre à travers la production d’une composition commune aux classes participantes. Cette composition étant plastique et dansée. Nous amènerons les enfants à réaliser, à fabriquer des espaces de matières à partir essentiellement des laines dans leur variété, des fils mais aussi des tissus. Ces réalisations seront planes ou en volume et déclineront des formes basées sur des choses liées à l’univers de cet âge de l’enfance  : des tapis de jeux, des cabanes, des marelles qui pourront se transformer en cabanes de fils, tapis sensorielles à grande échelle, cocons et chrysalides ou se lover… Ces réalisations seront autant de compositions pour y danser, pour y habiter ou pour s’habiller. Au préalable la laine sera teinte, tressée, nouée, emmêlée, feutrée… Les enfants seront amenés à entrer dans la danse. La technique utilisée est celle de l’improvisation et de l’écoute. Le processus chorégraphique en temps réel sera basé sur le champ lexical de la laine et de la couture à l’issue d’un travail de recherche avec les enfants sur ce sujet. Nous aurons donc un réservoir d’actions  : enrouler, tricoter, tisser, passer autour, lier, coudre, découdre, relier, surpiquer, plier, dérouler…de sensations  : le doux, le piquant, le dru, le duveteux, le mou, le dur, le moelleux, le rêche…d’imaginaires  : les cocons, les chrysalides, le labyrinthe, les jeux, les obstacles, le parcours…A partir des compositions en laine réalisées, les enfants pourront danser autour de fils tendus ou non, avec des fils, des pelotes, dans l’ombre projetée des fils … pour finalement danser au sein d’une composition plastique collective. Cela les amènera à prendre conscience que c’est en prenant en compte de l’autre, de ses mouvements, de ses propositions que le projet commun pourra aboutir.
Un atelier de tricotage pour les adultes
Nous avons également eu le désir de tisser des liens en dehors de l’école. D’une part parce que les liens sociaux sont importants à faire vivre en milieu rural et d’autre par ce qui nous a paru nécessaire chez des enfants de cet âge  : nous proposerons des ateliers parents-enfants hors du temps scolaire pour que les adultes contribuent aux réalisations des enfants. Ces ateliers pourront intégrer des enfants plus jeunes ou plus âgés désireux de participer.


«  PAROLES DE FAIRE »
Une sculpture interactive pour un monument d’avenir
Qu’est-ce qu’un monument ? Que représente t-il dans l’espace public ? Pourquoi est-il érigé ? Quel est son signifiant pour la mémoire collective et la mémoire intime ? Comment interroger notre rapport intime à l’espace public ? Que représente une guerre centenaire pour des enfants qui n’ont pas encore 10 ans ? Telles sont quelques-une des questions que se posent les artistes pour travailler autour de cette question avec un groupe d’une cinquantaine d’enfants : questionner pour amener chacun à développer son expression propre et entrer aussi dans un processus de création collective. Le premier Eric Delacroix, est sculpteur, le second, Xavier Saiki est sculpteur de sons : ils imaginent ensemble comment faire entrer les enfants dans ces deux univers. Avec les élèves de CM1-CM2 de Fresnes-en-Woëvre ils conçoivent une sculpture.
Ecoutez !

Eric Delacroix/ Note d’intention Qu’est-ce qu’un monument ?
Ceux de la première guerre mondiale sont partout présents dans les paysages meusiens. Certains ont un intérêt artistique, les groupes sculptés sont parfois intéressantes mais le plus souvent ce qui est frappant est la répétitivité des thèmes. Alors qu’est-ce que l’on regarde ?
De mon côté je vois les noms et les dates de naissance des soldats tombés au combat. Un monument commémore… C’est l’évidence. En tout cas pour nous les adultes. Cette continuité des thèmes me frappe vraiment comme s’ils avaient été taillés, soudés dans l’urgence de la nécessité de commémorer. Mais que voient les enfants ? Il faudra donc les interroger là-dessus. Ils devront donc regarder les monuments, voir où ils sont placés, comprendre l’importance et la symbolique de l’emplacement. Mais ces monuments ne seront pas une source d’inspiration au sens strict, c’est leur regard, leur approche et les choix qui en découleront qui me tiennent à cœur. Avec les enfants j’aimerais que nous partagions l’acte de construire quelque chose en commun et de penser en même temps. Penser pour qu’ils s’impliquent avec mon aide. Approcher le volume, sentir les proportions, se débrouiller avec la matière, penser à la production de son que ces matériaux peuvent générer (au toucher ou de manière naturelle) telles sont les lignes de force de ce travail à inventer.

Xavier Saiki / Note d’intention
Patrimoine, lien entre passé et présent.Structures sonores, paysage et compostion. Chaque pièce sera un écho du lieu, du paysage et de la mémoire. Nous utiliserons différents matériaux sonores pour la composition.
Paroles – texte : questionnement et enregistrement des habitants sur ce qui c’est joué dans cet espace à une période donnée
enregistrement de textes existants (témoignages, poésie)
Paysage sonore
Ecoute et enregistrement des espaces actuels.
Objets / bruitages
Ateliers d’objets sonores. Nous utiliserons des objets plus ou moins quotidien, nous les détournerons afin d’utiliser leur capacités à produire du son.
Ces trois médiums nous servirons à créer un lien entre passé et présent. La notion du présent sera fabriqué avec les matériaux que le lieux nous apportent ( Témoignages d’habitants, paysage sonore…). La notion de passé sera quand elle exploré avec des matériaux plus abstraits. Nous mêlerons tous ces outils pour fabriquer par du montage informatique une série de compositions abstraites et poétique.

Retour sur les ateliers de 2015

Corps à Corps avec l’école primaire de Fresnes-en-Woëvre

La danse, la photographie : le mobile et l’immobile avec Eve Petermann, chorégraphe et photographe.
– Danser c’est porter une attention particulière à son corps, visible et invisible, sa structure, son squelette, ses os, ses organes, ses muscles, ses tissus, sa peau, aux sensations internes et externes, à ce qui nous entoure. La danse dessine des traces dans l’espace.
– Photographier c’est porter une attention particulière à ce qui nous entoure, rendre visible ce que l’on voit, ce que l’on capte, ce que l’on sent, en prendre un fragment qui fait trace et le donner à voir. L’art de photographier est l’art de regarder et de se mettre en mouvement. La photographie est un geste. Danse et photographie procèdent de traces visibles et invisibles. Il y est à la fois question d’attention, de mobilité, d’immobilité d’espace et de regard.

Un travail autour des perceptions
L’idée de cet atelier est de rendre le corps hyper attentif au flux entrant et sortant pour envisager une danse qui s’écrirait au présent, ici et maintenant, une danse improvisée. Ces deux pratiques font appel à l’observation et à la perception. Proposer aux enfants des exercices pour étendre cette observation et augmenter notre état de perception. En augmentant notre état de perception, nous donnons à voir quelque chose qui serait de l’ordre de l’invisible, nous livrons notre point de vue.

Danse et photographie en symbiose
L’image photographique est un temps d’arrêt, la danse est animée. Imaginer une danse entre suspensions et mouvements, attentive à la sensation, à l’espace, au temps et au regard.Les exercices proposés  seront basés sur les techniques de l’improvisation et des outils pour développer l’attention, la perception, la sensation et l’imagination, pour se mettre en mouvement. Une attention particulière sera donnée sur les points suivants : accroître ses sensations, la sensation de son corps interne et externe ; l’attention de son corps dans l’espace, comment habiter l’espace, mettre l’accent sur le regard, sur les multiples manières de regarder et occuper la surface, comment faire trace.
Proposer un corpus d’images photographiques diverses pour développer le regard, apprendre à voir, à imaginer, distinguer ce qui fait signe pour chacun. Utiliser des images réalisées ou choisies par les enfants comme support à la danse, des images pour fertiliser l’imagination.

BALADE CHEZ LES POESIENS

Comment est née la « Balade chez les Poésiens »?

Il s’agit au départ d’un projet intitulé « Instantané du monde » imaginé pour les enfants de :
– la Petite section de l’école maternelle de Thillot, Mme Valérie Deloge,
– la Grande et Moyenne sections de l’école maternelle d’Hannonville-sous-les-Côtes, Mme Christine Paul,
– le CE2 de l’école primaire de Fresnes-en-Woëvre, Mme Magali Forveil,
et le CE1 de l’école primaire de Saint-Maurice-sous-les-Côtes, Mme Emmanuelle Knobloch.

Avec les artistes suivants :
– Marie Bouchacourt, plasticienne,
– Thomas Charmetant,compositeur et metteur en sons,
– Emmanuelle Pellegrini, poète,
– Fabienne Simon, écrivain.

A Hannonville, à Thillot et à Saint-Maurice, ils se sont promenés pour découvrir la campagne et leurs villages, de l’église à la Côte, de l’école au pressoir… A partir des poésies composées par les plus jeunes, les « grands » ont sculpté et dessiné. Les poèmes, les promenades, le travail et les découvertes ont été enregistrés par un musicien.
Cette exposition retrace donc les réalisations d’une centaine d’enfants depuis le mois de janvier dernier : une grande aventure de poésie et de transmission !

Voici l’histoire de cette grande balade depuis la rentrée

En automne
Les deux classes de maternelle sont allées découvrir leur village. Ils ont observé, touché, écouté leur environnement dans le brouillard, sous le soleil ou sous la l-pluie, dans le froid, la neige…

En janvier, février :
Les enfants ont reparlé de leurs sorties, des mots ont émergé. Ils ont été préparés par les deux classes avec l’idée de les proposer aux deux écrivaines qui allaient arriver bientôt. Du côté des petits, le travail s’est réalisé à partir de photographies. Du côté des grands : ils avaient constitué des listes de mots accompagnées de dessins.
Durant une semaine Emmanuelle P. (poète) est venue écouter les découvertes des enfants, partager leurs mots et leurs impressions. Au terme de la semaine, chaque enfant avait choisi « son » mot à partir de jeux, d’improvisations ludiques (répéter, associer, inverser). Dans chaque classe des petits groupes se sont formés autour de ces groupes de mots. Un peu plus tard, les deux classes ont cette fois-ci travaillé avec Emmanuelle P. (poète) et Fabienne S. (écrivain) avec l’idée d’arriver à la création d’une poésie par groupe.

Huit poésies ont vu le jour à partir des improvisations des enfants.
Les deux classes ont envoyé par la poste leurs poèmes à la classe de CE2 de Fresnes en Woëvre.
Emmanuelle P. est revenue dans les classes pour lire les poèmes à chaque groupe.

En mars :
Avec ses micros et son magnétophone, Thomas C. est venu dans les classes de maternelle pendant une semaine pour enregistrer les poésies. Après s’être familiarisés avec un objet peu connu (le micro), les enfants ont écouté leurs voix et expérimenté le monde sonore qui leur est totalement inconnu (contrairement à l’image qui est partout). Petits morceaux par petits morceaux et après un gros travail de montage, Thomas a retrouvé la poésie sur les bandes sonores ! Pour les plus grands il s’est agi de mémoriser les poésies (rappelons qu’ils ne savent pas écrire et lire!) et de « jouer » à s’enregistrer sur tous les tons.

Pendant cette semaine, Thomas C. est aussi devenu le reporter des côtes de Meuse…

Pendant des sorties nature organisées par le Parc naturel de Lorraine, il a accompagné la classe des petits et a pu faire connaissance avec celle du CE1 de Saint-Maurice-sous-les-côtes dans les jardins du village. Les CE1 ont pu ensuite écouter les enregistrements réalisés et découvrir le microphone et le magnétophone.

Il manque la sortie dans le village avec la classe de Christine et Thomas

En avril :
Juste avant les vacances les enfants du primaire de Fresnes se sont préparés à travailler les poésies : ils ont envoyé des dessins et des poésies. Marie B. s’est installée pour une semaine dans la classe de CE2. Objectif de cet intense moment de travail : se servir des poésies en mettant en route son imaginaire ! Tous ont mis la main à la pâte dans la classe transformée en atelier de sculpture et de dessin.
Pendant ce temps, Thomas est passé dans toutes les classes pour refaire quelques enregistrements et aussi pour faire écouter les bandes produites. Et puis, le soir, la nuit, le midi il écoute, découpe, monte pour réaliser la bande son pour l’exposition.

L’exposition :

Ce que vous avez pu voir :
Les maquettes réalisées par la classe de CE2 de Fresnes-en-Woëvre à partir des poésies créées par les enfants des classes maternelles d’Hannonville et Thillot.

Ce que vous avez pu lire :
Les poésies inventées par les enfants des deux maternelles rédigées ici par les enfants de l’école de Saint-Maurice.

Ce que vous avez pu entendre :
Les voix de tous les enfants du projet. Les petites nous disent leurs poésies ou sont en balade. Les autres sont en balade ou travaillent à l’élaboration du travail plastique.