
Auteur : Vu d'un oeuf
Des fougères à Densités

When ? Where ? How ?


Densités voyez nos invités !
Le programme de la 24° édition de Densités c’est par ici. Un bel été en pente douce avant de nous retrouver les 27-28 et 29 octobre prochain.
09 Juin 2017 – FOUDRE ROCKEUR

Foudre Rockeur c’est le nom que se sont donné les résidents de l’ADAPEI de Fresnes-en-Woëvre. Ils sont sept et ont travaillé d’arrache-pied pour donner un concert en ouverture de la troisième édition du festival Inglorious à Verdun. Pour mettre au point un répertoire de reprises de Hard-rock et aussi des compositions personnelles, ils ont travaillé avec un maître du genre : Mr Marcaille.
Une chorale, composée d’autres résidants de Verdun ainsi que des élèves de l’école Porte de France à Verdun ont joué avec le groupe. Cette chorale est menée par la chanteuse Guylaine Cosseron. Un moment fort de vibrant. À vivre ensemble !
Festival Inglorious, Foyer de Glorieux, sentier des Preux à Verdun le vendredi 09 juin à 19h30.
IMAGINER ET DANSER SON JARDIN


Qu’y a t-il dans un jardin ? Qu’est-ce qu’un jardin ? Le jardin est le paysage quotidien et familier des Côtes de Meuse. L’aventure artistique proposée est de rentrer dans un jardin et d’y regarder de plus près. Qu’est-ce qu’on voit ? Des arbres, de l’herbe en apparence. Et en observant plus attentivement il y a une foule de végétaux et d’animaux, sorte de microsmos végétal et animal. Cet espace, très vaste à l’échelle d’enfants âgés de 4 à 7 ans va devoir être apprivoisé par eux. Il va devenir un terrain de jeu pour créer et inventer en harmonie avec la nature : teinture végétale, tissage des produits de cueillette, danse et approche de la notion du cadrage sont au programme de cette exploration naturelle, sensorielle et corporelle.
Les sources d’inspiration
* Le land art
Le land art est une tendance de l’art contemporain utilisant le cadre et les matériaux de la nature (bois, terre, pierres, sable, eau, rocher, etc.). Le plus souvent, les œuvres sont en extérieur, exposées aux éléments, et soumises à l’érosion naturelle ; ainsi, certaines œuvres ont disparu et il ne reste que leur souvenir photographique et des vidéos. Avec les artistes du land art, la nature n’est plus simplement représentée : c’est au cœur d’elle-même (in situ) que les créateurs travaillent. Ils veulent quitter les musées et les galeries avec leurs tickets d’entrée et heures d’ouverture afin de véritablement « sortir des sentiers battus ». L’œuvre doit être non plus une valeur marchande vouée à une élite mais une véritable expérience liée au monde réel.
* Wilder Mann ou la figure du Sauvage un ouvrage de Charles Fréger (édition Thames and Hudson)
Chaque année, dans toute l’Europe, de la France à la Bulgarie, de la Finlande à la Sardaigne, du Portugal à la Grèce en passant par la Suisse et l’Allemagne, des hommes, le temps d’une mascarade multiséculaire, entrent littéralement dans la peau du «sauvage» : homme de paille, diable ou monstre aux mâchoires d’acier, ces hommes célèbrent le cycle de la vie et des saisons. Leurs costumes, faits de peaux de bêtes ou de végétaux, sertis d’ossements ou ceinturés de cloches, chapeautés de cornes ou de bois de cerfs, sidèrent par l’extraordinaire diversité et la prodigieuse beauté de leurs formes.
Le projet vu par les artistes
La danse et l’image pour faire trace
Le travail du corps en mouvement ramène à la réalité, à la réalité de celui-ci dans son environnement, il est concret et nous contient. C’est notre enveloppe, elle contient notre cerveau et sa capacité de penser, d’abstraction, mais aussi notre réalité biologique avec sa propre mémoire, qui s’exprime très communément dans notre façon de marcher par exemple, et puis dans l’activité des sens et des émotions qui le nourrissent en permanence… Le travail de la danse improvisée est une porte pour convoquer tout ce qui fait notre identité, pour aller à sa rencontre, pour lui permettre de s’exprimer, mais également lui permettre de se vivre dans l’instant c’est-à-dire avec et dans notre environnement.
Cet outil pédagogique est à mon sens exceptionnel, il a aussi l’intérêt de s’adresser à tous, s’il est mené pour l’exploration du corps avec le souci du plaisir de se mettre en mouvement en respectant les spécificités de chacun.
– Danser c’est aussi porter une attention particulière à son corps, visible et invisible, sa structure, son squelette, ses os, ses organes, ses muscles, ses tissus, sa peau, aux sensations internes et externes, à ce qui nous entoure. La danse dessine des traces dans l’espace. Danse et photographie procèdent de traces visibles et invisibles. Il y est à la fois question d’attention, de mobilité, d’immobilité d’espace et de regard. Possédant ces deux techniques j’amènerai les enfants vers ce regard où l’on porte attention à soi, aux autres et à son environnement. L’école étant équipée de tablettes numériques, les enfants seront amenés à photographier, se photographier pour prendre la mesure d’un espace très vaste à leur échelle.
Des corps et des objets avec le paysage
Jouer avec le paysage, faire des gestes pour prendre la mesure d’un espace à échelle humaine et à hauteur d’enfant. La collecte de matières naturelles sera le fil rouge de l’ensemble du projet. Plusieurs techniques seront expérimentées : fabriquer des teintures végétales à partir des pigments de la nature, assembler des matériaux, réaliser des tableaux végétaux, fabriquer des costumes de feuillages ou de bois…
L’ensemble de ces réalisations étant à « installer » dans le paysage pour faire corps avec lui. Comment installer ? Il faudra regarder, modifier, recommencer, déplacer en utilisant l’outil de la photographie pour se rendre compte de l’effet produit. En somme chercher
un point de vue…
Ces explorations manuelles et dansées vont se rencontrer, et nous allons tous ensemble mettre au point un paysage en mouvements.
La restitution : Un parcours plastique et performé
L’installation se déroulera au milieu du jardin de l’école d’Hannonville-sous-les-Côtes. Les enfants l’auront vu se transformer de l’hiver au printemps. La présentation finale se fera le 23 juin 2017 à partir de 13h30.
Les artistes du projet
Eve Petermann – danseuse, photographe
Florie Bel – costumière, constructrice
Expression corporelle et subjectivité – Ateliers trimestriels au Centre Hospitalier de Verdun-Saint-Mihiel et au Centre de détention de Montmédy (Dispositif Culture à l’hôpital)
« Danser, c’est rendre son mouvement porteur de sens, d’intentionnalité et d’émotion pour un spectateur, que l’on soit seul ou à plusieurs. C’est une suite de mouvements, postures et actes choisis, dirigés ou improvisés. La danse est une quête en soi, elle en appelle à ce qui est vu, montré, dévoilé, suggéré… or pour notre projet, ce n’est pas l’aspect « démonstration » ou d’être regardé qui est recherché. Pour beaucoup la danse en appelle à ce qui est senti et mis en mouvement ou non dans le corps et dans l’interaction des corps entre danseurs et avec le lieu. »
Mouvement, sensations, respect, expériences, Body Mind Centering (BMC), recherche, compréhension du corps et du mouvement, créativité et subjectivité tels sont les bases de la pratique de la chorégraphe Emilie Borgo qui propose aux patients d’entrer dans le mouvement. L’objectif du projet n’est pas de danser devant un public spectateur mais d’offrir un temps de pratique du mouvement dans le respect des limites psychiques et physiques des personnes, avec des temps réservés à la restitution d’expérience sous forme anonyme de dessin, peinture, ou de textes écrits, voire de photos.
20-21 mai 2017 – LOUP ET C’EST TOUT !


La Woëvre est envahie par les loups cette année ! C’est en effet autour du loup et de son imagerie que Vu D’un Oeuf a imaginé un projet autour du livre et de la lecture. Les artistes se sont demandés ce qu’ils pourraient faire découvrir d’inconnu, d’extraordinaire à de jeunes enfants encore en phase d’apprentissage de la lecture de manière individuelle et dans un processus d’élaboration collective. Les CP et CE1 de Katheline Floquet de Chrystelle Barthélémy ont inventé une histoire avec la poétesse Emmanuelle Pellegrini et la comédienne Hélène Gehin. A partir de cette histoire ils ont travaillé sur quatre façon de faire un récit : sous forme de pièce de théâtre, de poésie, d’échanges de lettres et enfin sous forme de roman policier. Par la suite l’illustratrice Sarah D’Haeyer les a amené à concevoir des livres-objet qui leur ont permis de concevoir, découper, sculpter le livre de leur histoire.
Mais l’aventure ne s’arrête pas là. Les histoires ont été transmises à la grande section de l’école maternelle de Tucquegnieux en Meurthe-et-Moselle : les élèves ont eux aussi conçu un grand livre avec Sarah et leur institutrice Stéphanie Opacki.
Elles ont été également transmises à l’école maternelle de Fresnes où un spectacle de danse et de chant sera proposé au Printemps du Grand Meaulnes avec quatre classes, sous la houlette de Colette Normand.
Tout ce petit monde se retrouvera au festival pour montrer les réalisations, les faire partager avec les adultes. A cette occasion un salon du livre jeunesse accueillera le public.
Le samedi 20 mai à partir de 14h. Base de loisirs du Colvert à Bonzée dans le Cadre du Printemps du Grands Meaulnes.
Un projet réalisé avec le soutien de la Fondation du Crédit Mutuel pour la lecture, la Codecom de Fresnes-en-Woëvre, la DRAC Grand Est et l’éducation nationale.
Loup et c’est tout !


