Vous avez été nombreux à nous écrire suite à l’annulation de la 26ème édition, nous tenions à vous rendre hommage en les compilant dans ce petit document.
Merci encore !

FESTIVAL DENSITÉS, La triste nouvelle…

La préfecture a décidé et nous n’y pouvons rien.
Juste aux portes de notre 26° voyage voilà le festival Densités échoué.

Laissant sur le rivage 40 artistes, une restauratrice et 7 techniciens dans l’incapacité de faire à nouveau résonner l’espace.
Laissant une équipe de 3 plasticiens privés de leurs pinceaux.
Laissant 2 permanents et 1 service civique privés de leur travail.
Laissant 1 Présidente, 1 Conseil d’Administration et plus de 30 bénévoles sans autre solution que l’impuissance.

Et toute l’économie locale sur le carreau : les maraîchers, brasseurs et viticulteurs bio, le boucher, le loueur de matériel, les gîtes et Hôtels réservés pour les artistes et par le public, la Vida Locale et le Café Chez Monique à Fresnes …
Et le public bien sûr encore privé d’une occasion de goûter l’art, la beauté, le plaisir d’être ensemble. Les mots nous manquent.

Cette année, le festival devait accueillir :
Hysterrae : Cinzia Marzo, Silvia Gallone, Irene Lungo & Shadi Fathi / KrCi : Loris Binot & Emilie Skriejl invitent Le Quan Ninh / Couac : Heddy Boubaker & Sébastien Lespinasse / Satellites : Patricia Bosshard , Jasmine Morand & Dragos Tara / Osoresan (Mount of Fear) : Natacha Nisic / Little Tighter : Claire Bergerault & Fred Jouanlong / L’autour aux points du jour : Noorg (Loic Guénin, Eric Brochard) / Solo : Anthony Pateras / Trio : Sophie Agnel, Joke Lanz, Michael Vatcher / Solo : Will Guthrie / Dustbreeders : Yves Botz, Thierry Delles, Michel Henritzi, Visibles / Invisibles : Emilie Borgo, Xavier Saïki / Duo : Terrie Hessels, Andy Moor / Duo : Pascal Marzan, Pascale Gille / Tumult : Arnaud Rivière, Mario De Vega / Los Amargados : Petr Vrba, George Cremaschi / We use cookies & al : Simon Henocq, Romain Al. Exposition « Bonne nouvelle » : Marie Bouchacourt, Benoit Carpentier et Sarah D’Haeyer / « Fougères sensibles » relaxation (E. Borgo, L. Lenhard) / l’hôtesse ou bergère : HélèneA…

Présentation
Chercheur, le festival Densités a pour caractéristique d’être à l’affut des tendances les plus actuelles de la création d’aujourd’hui. Le souci de la direction artistique est donc de proposer des découvertes du monde entier, d’ouvrir un espace pour les plus jeunes artistes de la scène française et internationale, de découvrir chaque année l’œuvre d’un compositeur de musique électroacoustique, et de mettre un accent sur l’interdisciplinarité, les performances, la poésie. Cette programmation dense d’environ 20 spectacles sur trois jours prend aussi en compte la situation en territoire rural en proposant un accueil et une convivialité non feintes, pour bénéficier aux gens venus de loin, comme au public local.

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Samedi 24 octobre


14h
* Rencontre Cinéma
(OSORESAN/Mount of fear)
Natacha Nisic

A la rencontre de Nakamura Take, la dernière Itako, shamane aveugle du Japon, Natacha Nisic et l’historien Ken Daimaru dressent une fresque onirique sur les héritages culturels et leur fonction dans les lieux touchés par la catastrophe. Reprenant la dimension mythique des pièces de théâtre japonaises, ils tissent légendes et récits documentaires. Le désir de faire la paix avec les morts motive chacun de ceux qui rendent visite à une Itako. Comment faire la paix avec l’héritage de la catastrophe? En faisant ce voyage jusqu’à Osoresan, nous avons découvert une femme touchante, souriante et ouverte. Nous avons réalisé que Take Nakamura est un monument de l’histoire du Japon. Très précieux, rare et fragile. Un peu de notre humanité.A propos de la cinéaste
Le travail de Natacha Nisic explore la relation invisible entre les images, l’interprétation, le rituel et la mémoire. Son travail questionne la nature de l’image à travers différents médias : Super 8, 16MM, vidéo, images virtuelles, photographie et dessin. Elle expose abondamment autour du monde. Elle réalise pour Arte La Lucarne « le Ciel d’Andrea » (2014) ainsi que « Plutôt Mourir que Mourir »(2017) sur la Première guerre mondiale. Elle a réalisé le mémorial des Enfants au mémorial de la Shoah et travaille sur les questions de représentation des violences extrêmes.


* (SOLO)
Batterie Will Guthrie
Will Guthrie n’est pas un musicien s’embarrassant des frontières. Australien installé à Nantes, son parcours est en mouvement perpétuel entre le rock, le jazz, l’improvisation avec un jeu de batterie à la fois brut et érudit, simple et complexe : car il nous donne à entendre non de la technique mais de la musique libre et profondément inventive.


* (LOS AMARGADOS)

Electronique, trompette Petr Vrba
Electronique, contrebasse George Cremaschi

Depuis 2011 les Los Amargados travaillent en duo. Ils font vivre une scène musicale passionnante à Prague et en République Tchèque en conviant notamment des invités de toute l’Europe (de Xavier Charles à Thomas Lehn, de Jérôme Noetinger à Mickaël Zerang). Construction, superposition et décomposition de structures sont les bases de leur impressionnant vocabulaire sonore jouant en permanence entre minimal et maximal, flirtant et épousant le langage del’électroacoustique.

18h31 L’autour au point du jour COUCHER DU SOLEIL
ZONE HUMIDE FRESNES EN WOEVRE
NOORG (Eric Brochard/ Loic Guénin)
Electronique
N’aurions nous pas besoin de nous retrouver au cœur de la nature ? Alors rendez-vous au coucher du soleil à 18h31 le 24 octobre et au lever du soleil à 8h31 le 25 octobre avec les NOORG au bord du Longeau. Ces complices de longue date jouent aux frontières de multiples univers musicaux. Eric Brochard et Loic Guénin sculptent surtout les matières en tissant une toile complexe à partir d’un seul et unique fil. Une chance superbe de se replonger au fil des jours (et de l’eau).

21h

(RENCONTRE )
Guitare Pascal Marzan

Danse Pascale Gille
Il joue et elle danse. Ils ne se connaissent pas mais pourtant vont se mettre en jeu sur le parquet de Densités.Pascal Marzan vit à Londres où il joue régulièrement depuis de nombreuses années en duo et ensembles avec John Russell, Steve Beresford, Phil Durrant ainsi qu’avec les saxophonistes John Butcher et Ivo Perelman, Urs Leimgruber…. Pascale Gille formée aux nouvelles danses et aux techniques somatiques a plongé dans l’art de la performance depuis sa collaboration avec Lisa Nelson et invente des partitions d’attention à interpréter. Voilà deux artistes réunis pour le plaisir de croiser de beaux gestes.

(TRIO)
Piano Sophie Agnel

Electronique Joke Lanz
Batterie
Michael Vatcher
Entre ces trois musiciens naviguant sur les plus grandes scènes expérimentales internationales y aurait-il plus d’une similitude ? Pour répondre à la question, la pianiste Sophie Agnel a imaginé en 2016 cette rencontre avec le batteur américain Michael Vatcher (The Ex, 4 Walls) et le musicien suisse Joke Lanz (Sudden Infant), pionnier de la scène indépendante électronique. Textures sonores, relation très corporelle à l’instrument et par-dessus tout goût immodéré pour les tensions et les dynamiques sonores animent ces trois musiciens. Tensions et sursauts nous font vivre un moment musical époustouflant !

(COUAC)
Basse
Heddy Boubaker Basse
Voix
Sébastien Lespinasse
Duo vibratif & performatoire c’est sur : les deux oiseaux rares de COUAC n’en finissent pas de nous faire grincer de rire et rire en grinçant ? Le poète Sébastien Lespinasse défait les identités, marche sur la crise, bruisse le quotidien à pleine bouche pendant que Heddy Boubaker se joue d’une basse électrogène avec la simplicité, la philosophie et le bonheur de faire musique de tout qui le caractérise.

(DUSTBREEDERS)
Guitare, mange-disque Yves botz
Guitare Thierry Delles
Guitare Michel Henritzi

Groupe mythique qui n’a jamais splité, groupe sans concession qui a toujours bruité, défenseurs ardents du mange-disque en plein ère numérique, les Dustbreeders mettent en avant le brut et le décapant. Qu’ils soient accompagnés du must de l’expérimental nippon (Junko, Hijokaidan, Keiji Haino) et international (Sonic Youth, Borbetomagus, Sister Iodine) ou seuls cela vaut toujours le coup de rencontrer ces dangereux activistes de la noise.

Dimanche 25 octobre

8h14 L’autour au point du jour LEVER DU SOLEIL
ZONE HUMIDE
NOORG (Eric Brochard/ Loic Guénin)
Electronique
rendez-vous au coucher du soleil à 18h31 le 24 octobre et au lever du soleil à 8h31 le 25 octobre avec les NOORG au bord du Longeau. Ces complices de longue date jouent aux frontières de multiples univers musicaux. Eric Brochard et Loic Guénin sculptent surtout les matières en tissant une toile complexe à partir d’un seul et unique fil. Une chance superbe de se replonger au fil des jours (et de l’eau).

10h
UN TEMPS POUR SOI
Danse, relaxation (jauge limitée 20 personnes)
Emilie Borgo, Laurence Lenhard
Bouger son corps, prendre du temps pour soi, se retrouver autrement avec les autres… Dans ces rudes moments où les corps se séparent nous vous proposons un moment de relaxation et d’échanges (dans le respect bien sûr des gestes barrières).
Jauge limitée 20 personnes, réservation indispensable.


14h

(TUMULT)
Electronique Arnaud Rivière & Mario de Vega
Voilà ne proposition épatante. Alors que Christo emballait les monuments ou les îles exotiques, les duettistes de Tumult proposent un habillage sonore bien particulier. Prise de position, engagement, déstabilisation, détournement : chacune de leur présentation est en effet une nouvelle tentative. En ces temps confinés-déconfinés, ils nous invitent à écouter depuis l’extérieur ce qui se passe à l’intérieur d’une maison. Artistes sonores et musiciens attentifs aux contextes, Mario de Vega et Arnaud Rivière nous donnerons à entendre leur maison amplifiée.
Co-produit par Sonic Protest, La Muse en Circuit-CNCM, l’Espace multimédia gantner et Le Lieu Multiple.TUMULT a reçu le soutien de la DRAC île-de-France et du Dicréam.

(VISIBLES/INVISIBLES)

Danse Emilie Borgo
Guitare Xavier Saiki
Saisir les instants, échanger des gestes et des notes : « Visibles Invisibles » part à la rencontre de ce que nous ne voyons pas ou nous ne voulons pas voir…A l’origine créé avec la photographe Yvette Louis il s’agit d’une « exposition chorégraphique », le dispositif imaginé par la chorégraphe Emilie Borgo est une boite à danser ou peut-être ici une boite à image ou encore une boite à image et à son ? Avec une danse profondément ancrée dans l’intimité du lien et du respect de l’autre, la chorégraphe se cogne et s’allie au jeu acéré et précis du guitariste Xavier Saiki. Et voici qu’émergent des danses traversées et pétries d’une énergie vibrante et d’une humanité profonde.

(WE USE COOKIES & AL)
Electronique Simon Henocq
Vidéo Romain Al
Un musicien et un vidéaste inventent un dispositif où sons et projections d’images créent un espace hors du commun. Plongés dans ce bain hallucinatoire on reconnaît « We Use Cookies » , le solo de Simon Hénocq. Voilà un musicien aux multiples territoires qui explore les arts numériques. Formes et textures et pulsations electro-noise font corps aves les images pénétrantes de l’artiste Romain Al. Nous voilà en immersion, vivant véritablement l’espace dans toutes ses dimensions.

(SOLO)

Piano Anthony Pateras
Tout aussi à l’aise comme musicien électro-acoustique que comme pianiste. Tout aussi à l’aise dans l’écriture et l’improvisation. Tout aussi à l’aise dans la musique que dans ses liens avec d’autres arts. Avec plus de 80 œuvres et 40 albums, Anthony Pateras mène une impressionnante carrière. Parmi ses nombreuses collaborations on peut citer en France Jérôme Noetinger ou ErikM, et à domicile (à Melbourne) son inoubliable trio avec Dave Brown et le batteur Sean Baxter. Pour Densités voici un beau cadeau : un solo de piano, tout simplement.

(LITTLE TIGHTER)
Voix Claire Bergerault
voix, machines Organum magnificum Fred Jouanlong
Des mots éructés, chantés, mumurés, un lieder de Schubert, le décollage d’un airbus ou l’échelle de Mohs sont autant des fulgurances qui traversent le duo formé par Claire Bergerault et Fred Jouanlong. Venant d’univers différents, ils partagent leurs voix dans un duo plein de fougue et d’inventivité. Little tighter est sans doute la rencontre de la tête et du viscéral. De la nuit et du feu.
Un projet porté par Einstein on The Beach (Bordeaux) avec l’ATABAL de Biarritz et Jazz à Poitiers.

(DUO)

Guitare Terrie Hessels
Guitare Andy Moor
Deux membres du légendaire groupe The EX qui ne sont pas moins légendaires pour finir le festival Densités portés par une énergie bienfaisante. Terrie et Andy sont avant tout deux enfants terribles du punk, totalement libres et affranchis de tous les codes. Leur secret ? Pas de recette toute faite. Enormément d’amitié et de respect avec une immense carrière au sein de The Ex tout en laissant toujours les portes ouvertes aux rencontres, à l’improvisation, à la liberté. En somme voilà deux jeunes gens terriblement dans le vent !

Photos 25ème édition

Photographe : Fred Bisenius (droits réservés)

Photographe : Jean-Claude Sarrasin (droits réservés)

Photographe : Chrystelle Mahieu (droits réservés)

18-20 octobre 2019 : Densités N°25

Après une pause, Densités revient !

Rendez-vous phare de la saison de Vu D’un Oeuf, ce 25ème festival va de nouveau illuminer l’automne en Grand Est avec ses aventures inédites en musique, danse et poésie. Un parcours éclectique où musiciens, danseurs, poètes et performeurs offrent ce qu’ils ont de plus beaux : leurs rêves et leurs utopies. Il y a du rock pour faire bonne mesure et bouger son corps, de la poésie et des chansons, de grands improvisateurs, des danseurs de haut vol et enfin d’étonnantes rencontres avec des machines extraordinaires. 

DENSITES

LE POÈTE QUI MURMURAIT AUX OREILLES DES ŒUVRES Des poèmes à lire et à vivre

Avec les CM1 & CM2 de l’école Jules Ferry de Verdun
Spectacle le 7 mai 2019

Si l’on sait que le mot poésie vient du grec ποιεῖν (poiein) qui signifie «faire, créer» on comprend donc tout de suite que le poète n’est pas un écrivain mais un créateur et un inventeur de forme d’expression… Expressives !
C’est pourquoi nous avons choisi de travailler autour d’un projet où sont mis en relation, en miroir, la découverte de la poésie et un travail en volume autour des mots. Pour cela il faudra entrer dans l’atelier des poètes ! Les productions plastiques ne seront pas ici conçues pour illustrer les lectures et le travail sur les textes. Chaque expression sera au service des textes poétiques eux-mêmes.
Lecture, conception, spectacle et exposition sont au programme.

Hélène Gehin : Comédienne, chanteuse
Florie Bel : Costumière, plasticienne

Avec Florie & les CM1 :
A partir d’un imaginaire poétique, on fabrique la forme d’une île …

On y ajoute des couleurs …

Et ce qui devenait chapeau, se transforme en masque !

Avec Hélène, les CM2 ont travaillé la poésie et la mise en scène avec les masques de nos plasticiens de CM1 !

La finalisation de cet atelier a eu lieu au Collège Buvignier mardi 7 mai. Une restitution autour du voyage, de la mer et des îles avec des lectures & mises en espace des poèmes de Saint-John Perse, Guillevic & Blaise Cendrars.
Avec trois représentations dans la journée, voici un retour en images :

LE POÈTE QUI MURMURAIT A L’OREILLE DES OEUVRES

Mardi 7 mai c’était la finalisation d’un atelier mené au sein de l’école Jules Ferry à Verdun. La restitution, qui a eu lieu au Collège Buvignier, s’est faite autour du voyage, de la mer et des îles avec des lectures & mises en espace des poèmes de Saint-John Perse, Guillevic & Blaise Cendrars par la comédienne Hélène Géhin avec les costumes/masques réalisés avec la plasticienne et costumière Florie Bel.

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Avec trois représentations dans la journée, cliquez ici pour en savoir plus sur le projet.

14 au 17 juin – CROQUER LES FOUGÈRES AU FORT DE DOUAUMONT

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Les artistes de la résidence « Croquer les Fougères » vous ont donné rendez-vous à du 14 au 17 juin au fort de Douaumont près de Verdun pour un série de représentations. Poésie, musique et danse ont étés au menu de ces quatre jours riches en expérience. Deux expositions peuvent toujours être visites jusqu’au 31 août aux heures d’ouverture du fort.

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Les spectateurs ont alors étés emportés dans un parcours au sein du fort, assistant par étapes aux différentes installations et performances des artistes. Ceux-ci ont pu alors découvrir le Fort sous un autre aspect : beaucoup plus naturel et apaisant. Il était question du lieu en lui-même et de la capacité qu’a la nature à reprendre ses droits sur ce géant de pierres et de béton.

La poésie d’Emmanuelle Pellegrini s’est diffusée le long de la tourelle. La forme circulaire de la pièce trompait l’auditeur qui ne pouvait deviner d’où provenait cette voix percutante. La caméra obscura à fait entrer la lumière de l’extérieur à l’intérieur, permettant aux deux danseuses (Emilie Borgo, Céline Larrère) d’être à deux endroits à la fois, sous le regard médusé des spectateurs.
Laurence Lenhard était bien évidemment présente tout au long des visites afin d’apporter des explications concrètes sur les installations et faire la lumière sur le point de vu abordé lors de cette visite.
Enfin, les visiteurs ont étés conduit à l’endroit du fort où Lee Patterson avait installé ses instruments composés d’une centaine de boîtes de conserve. Les boîtes retentissaient au gré des gouttes d’eau partout présentes dans le fort. Elisabeth Flunger a joué avec ces gouttes, son tambour rebondissant sur les murs, tantôt douces, tantôt fortes.

ATELIERS ÉCRITURE ET SPECTACLE-PARCOURS A TRAVERS L’HISTOIRE, PRIMAIRE DE VERDUN

Après avoir appris les périodes clés qui jalonnent l’histoire, les enfants ont ensuite amorcé l’écriture de textes. Ils seront mis en espace et joués lors d’un spectacle-parcours.

Chanson, poème, théâtre, mîmes ou encore musique illustreront la préhistoire, l’antiquité avec la Gaule, le moyen-âge avec le traité de Verdun, la renaissance avec les grandes découvertes, Louis XIV et l’approche d’un futur imaginé . Dans ces tableaux les élèves sont complètements impliqués dans une démarche de création collective.
Mise en scène, jeu d’acteur, élaboration et fabrication des costumes, des décors, choix d’espaces, telles sont les activités complémentaires à l’écriture des miniatures théâtrales proposées aux enfants afin que ceux-ci soient entièrement créateurs.

4 semaines d’ateliers, 122 élèves.

Helene Gehin: comédienne, chanteuse
Emmanuelle Pellegrini: Poète
Sarah D’haeyer: Plasticienne, illustratrice

BALADE CHEZ LES POESIENS

Comment est née la « Balade chez les Poésiens »?

Il s’agit au départ d’un projet intitulé « Instantané du monde » imaginé pour les enfants de :
– la Petite section de l’école maternelle de Thillot, Mme Valérie Deloge,
– la Grande et Moyenne sections de l’école maternelle d’Hannonville-sous-les-Côtes, Mme Christine Paul,
– le CE2 de l’école primaire de Fresnes-en-Woëvre, Mme Magali Forveil,
et le CE1 de l’école primaire de Saint-Maurice-sous-les-Côtes, Mme Emmanuelle Knobloch.

Avec les artistes suivants :
– Marie Bouchacourt, plasticienne,
– Thomas Charmetant,compositeur et metteur en sons,
– Emmanuelle Pellegrini, poète,
– Fabienne Simon, écrivain.

A Hannonville, à Thillot et à Saint-Maurice, ils se sont promenés pour découvrir la campagne et leurs villages, de l’église à la Côte, de l’école au pressoir… A partir des poésies composées par les plus jeunes, les « grands » ont sculpté et dessiné. Les poèmes, les promenades, le travail et les découvertes ont été enregistrés par un musicien.
Cette exposition retrace donc les réalisations d’une centaine d’enfants depuis le mois de janvier dernier : une grande aventure de poésie et de transmission !

Voici l’histoire de cette grande balade depuis la rentrée

En automne
Les deux classes de maternelle sont allées découvrir leur village. Ils ont observé, touché, écouté leur environnement dans le brouillard, sous le soleil ou sous la l-pluie, dans le froid, la neige…

En janvier, février :
Les enfants ont reparlé de leurs sorties, des mots ont émergé. Ils ont été préparés par les deux classes avec l’idée de les proposer aux deux écrivaines qui allaient arriver bientôt. Du côté des petits, le travail s’est réalisé à partir de photographies. Du côté des grands : ils avaient constitué des listes de mots accompagnées de dessins.
Durant une semaine Emmanuelle P. (poète) est venue écouter les découvertes des enfants, partager leurs mots et leurs impressions. Au terme de la semaine, chaque enfant avait choisi « son » mot à partir de jeux, d’improvisations ludiques (répéter, associer, inverser). Dans chaque classe des petits groupes se sont formés autour de ces groupes de mots. Un peu plus tard, les deux classes ont cette fois-ci travaillé avec Emmanuelle P. (poète) et Fabienne S. (écrivain) avec l’idée d’arriver à la création d’une poésie par groupe.

Huit poésies ont vu le jour à partir des improvisations des enfants.
Les deux classes ont envoyé par la poste leurs poèmes à la classe de CE2 de Fresnes en Woëvre.
Emmanuelle P. est revenue dans les classes pour lire les poèmes à chaque groupe.

En mars :
Avec ses micros et son magnétophone, Thomas C. est venu dans les classes de maternelle pendant une semaine pour enregistrer les poésies. Après s’être familiarisés avec un objet peu connu (le micro), les enfants ont écouté leurs voix et expérimenté le monde sonore qui leur est totalement inconnu (contrairement à l’image qui est partout). Petits morceaux par petits morceaux et après un gros travail de montage, Thomas a retrouvé la poésie sur les bandes sonores ! Pour les plus grands il s’est agi de mémoriser les poésies (rappelons qu’ils ne savent pas écrire et lire!) et de « jouer » à s’enregistrer sur tous les tons.

Pendant cette semaine, Thomas C. est aussi devenu le reporter des côtes de Meuse…

Pendant des sorties nature organisées par le Parc naturel de Lorraine, il a accompagné la classe des petits et a pu faire connaissance avec celle du CE1 de Saint-Maurice-sous-les-côtes dans les jardins du village. Les CE1 ont pu ensuite écouter les enregistrements réalisés et découvrir le microphone et le magnétophone.

Il manque la sortie dans le village avec la classe de Christine et Thomas

En avril :
Juste avant les vacances les enfants du primaire de Fresnes se sont préparés à travailler les poésies : ils ont envoyé des dessins et des poésies. Marie B. s’est installée pour une semaine dans la classe de CE2. Objectif de cet intense moment de travail : se servir des poésies en mettant en route son imaginaire ! Tous ont mis la main à la pâte dans la classe transformée en atelier de sculpture et de dessin.
Pendant ce temps, Thomas est passé dans toutes les classes pour refaire quelques enregistrements et aussi pour faire écouter les bandes produites. Et puis, le soir, la nuit, le midi il écoute, découpe, monte pour réaliser la bande son pour l’exposition.

L’exposition :

Ce que vous avez pu voir :
Les maquettes réalisées par la classe de CE2 de Fresnes-en-Woëvre à partir des poésies créées par les enfants des classes maternelles d’Hannonville et Thillot.

Ce que vous avez pu lire :
Les poésies inventées par les enfants des deux maternelles rédigées ici par les enfants de l’école de Saint-Maurice.

Ce que vous avez pu entendre :
Les voix de tous les enfants du projet. Les petites nous disent leurs poésies ou sont en balade. Les autres sont en balade ou travaillent à l’élaboration du travail plastique.