VOYAGE EN MOI, VOYAGE VERS TOI un périple dans des cabanes à danser

« Je suis le lien que je tisse » Théodore Monod

Dans cet atelier, nous avons choisi de sélectionner cette capacité qu’ont les enfants d’imaginer des abris pour leur faire appréhender différentes sensations à partir des différents matériaux qui auront été utilisés. Mettre en éveil l’attention du corps dans l’espace et d’habiter celui-ci. Nous avons également abordé les différentes manières de construire des abris en s’inspirants des constructions du monde entier (igloo, tipi, cabane aborigène, cabane en forêt…) afin de donner des bases pour laisser ensuite libre cours à leur imagination. Une fois ces constructions faites, ceux-ci jouent à habiter, habitent à jouer mais aussi dansent afin de s’approprier des espaces qu’ils ont eux-mêmes imaginés.

Emilie Borgo: chorégraphe
Florie Bel: costumière, plasticienne

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Festival Densités – 2017
Édition #24

« Des feuilles et des feuilles » / Jacques Rebotier, Elise Caron, Anne Gouraud. • Voix, Contrebasse. (France).
« Bruter » / Christian & Fredrik Wallumrød • Synthétiseur, batterie. (Norvège).
« Solo » / Agnès Hvizdalek • Voix. (Autriche)
« Duo » / Véronique Mougin, Emilie Weber • voix, claviers, percussions, violon électrique. (France).
« Duo » / Rinji Fukuoka, Michel Henritzi • Violon, guitare électrique. (Japon, France).  « Croquer les fougères » / Emilie Borgo, Stéphane Collin, Jérémy Damian, Elisabeth Flunger, Céline Larrère, Laurence Lenhard, Lee Patterson, Emmanuelle Pellegrini. • Danse, cinéma, anthropologie, percussions, environnement, électronique, poésie. (France, Italie, Royaume-uni).
« Music for Flying and Pendulating Speakers » / Lucio Capece. • Electronique. (Argentine).
« Trio » / Manuel Adnot, Tetuzi Akiyama, Yann Joussein • Guitare, Percussions (France, Japon).
« Obed » / Torald Silver & Tehran Ratsanik • Danse. (Slovénie).
« Chante France » / Olivier Augst, Alexandre Bellenger, Sven-Åke Johansson. • Chant, platines, batterie. (Allemagne, France, Suède).
« Plane/Talea » / Alessandro Bosetti • Electronique, voix. (Italie).
« Trio Tangle » / John Butcher, Thomas Lehn, Matthew Shipp • Saxophone, synthétiseur analogique, piano. (Royaume-Unis, Allemagne, Etats-Unis).
« Duo » / Maria Bertel, Mariachi. • Trombone, guitare électrique. (Norvège, France.
« Contre les bêtes » / Jacques Rebotier • Lecture, voix (France).
« Foudre Rockeur » / Eric Delavaranne, Laurent Herbelet, Christophe Leroy, Léo Linden, William Philippe, Julien Talarico, Benoît Vermande, Guylaine Cosseron, Arnaud Marcaille. • Chant, batterie, guitare, basse électrique. (France).
« Trio Sowari » / Burkhard Beins, Bertrand Denzler, Phil Durrant • Percussions, saxophone, électronique. (Allemagne, Suisse, Royaume-Uni).
« Time Elleipsis » / Julien Boudart, Sébastien Brun, Fred Galiay, Jean-Sé Mariage, Franck Vaillant, Antoine Viard. (France).
« Diffusion Sonore » / Dominique Petitgand • Composition. (France).
« Solo » / Sean Baxter • Batterie, percussions. (Australie)
« Special DJs Set » / Grodigy, Nico Bogaerts • Platines. (France, Belgique).

09 Juin 2017 – FOUDRE ROCKEUR

Foudre Rockeur c’est le nom que se sont donné les résidents de l’ADAPEI de Fresnes-en-Woëvre. Ils sont sept et ont travaillé d’arrache-pied pour donner un concert en ouverture de la troisième édition du festival Inglorious à Verdun. Pour mettre au point un répertoire de reprises de Hard-rock et aussi des compositions personnelles, ils ont travaillé avec un maître du genre : Mr Marcaille.

Une chorale, composée d’autres résidants de Verdun ainsi que des élèves de l’école Porte de France à Verdun ont joué avec le groupe. Cette chorale est menée par la chanteuse Guylaine Cosseron. Un moment fort de vibrant. À vivre ensemble !


Festival Inglorious, Foyer de Glorieux, sentier des Preux à Verdun le vendredi 09 juin à 19h30.

IMAGINER ET DANSER SON JARDIN

Qu’y a t-il dans un jardin ? Qu’est-ce qu’un jardin ? Le jardin est le paysage quotidien et familier des Côtes de Meuse. L’aventure artistique proposée est de rentrer dans un jardin et d’y regarder de plus près. Qu’est-ce qu’on voit ? Des arbres, de l’herbe en apparence. Et en observant plus attentivement il y a une foule de végétaux et d’animaux, sorte de microsmos végétal et animal. Cet espace, très vaste à l’échelle d’enfants âgés de 4 à 7 ans va devoir être apprivoisé par eux. Il va devenir un terrain de jeu pour créer et inventer en harmonie avec la nature : teinture végétale, tissage des produits de cueillette, danse et approche de la notion du cadrage sont au programme de cette exploration naturelle, sensorielle et corporelle.

Les sources d’inspiration
* Le land art
Le land art est une tendance de l’art contemporain utilisant le cadre et les matériaux de la nature (bois, terre, pierres, sable, eau, rocher, etc.). Le plus souvent, les œuvres sont en extérieur, exposées aux éléments, et soumises à l’érosion naturelle ; ainsi, certaines œuvres ont disparu et il ne reste que leur souvenir photographique et des vidéos. Avec les artistes du land art, la nature n’est plus simplement représentée : c’est au cœur d’elle-même (in situ) que les créateurs travaillent. Ils veulent quitter les musées et les galeries avec leurs tickets d’entrée et heures d’ouverture afin de véritablement « sortir des sentiers battus ». L’œuvre doit être non plus une valeur marchande vouée à une élite mais une véritable expérience liée au monde réel.
* Wilder Mann ou la figure du Sauvage un ouvrage de Charles Fréger (édition Thames and Hudson)
Chaque année, dans toute l’Europe, de la France à la Bulgarie, de la Finlande à la Sardaigne, du Portugal à la Grèce en passant par la Suisse et l’Allemagne, des hommes, le temps d’une mascarade multiséculaire, entrent littéralement dans la peau du «sauvage» : homme de paille, diable ou monstre aux mâchoires d’acier, ces hommes célèbrent le cycle de la vie et des saisons. Leurs costumes, faits de peaux de bêtes ou de végétaux, sertis d’ossements ou ceinturés de cloches, chapeautés de cornes ou de bois de cerfs, sidèrent par l’extraordinaire diversité et la prodigieuse beauté de leurs formes.

Le projet vu par les artistes
La danse et l’image pour faire trace
Le travail du corps en mouvement ramène à la réalité, à la réalité de celui-ci dans son environnement, il est concret et nous contient. C’est notre enveloppe, elle contient notre cerveau et sa capacité de penser, d’abstraction, mais aussi notre réalité biologique avec sa propre mémoire, qui s’exprime très communément dans notre façon de marcher par exemple, et puis dans l’activité des sens et des émotions qui le nourrissent en permanence… Le travail de la danse improvisée est une porte pour convoquer tout ce qui fait notre identité, pour aller à sa rencontre, pour lui permettre de s’exprimer, mais également lui permettre de se vivre dans l’instant c’est-à-dire avec et dans notre environnement.
Cet outil pédagogique est à mon sens exceptionnel, il a aussi l’intérêt de s’adresser à tous, s’il est mené pour l’exploration du corps avec le souci du plaisir de se mettre en mouvement en respectant les spécificités de chacun.
– Danser c’est aussi porter une attention particulière à son corps, visible et invisible, sa structure, son squelette, ses os, ses organes, ses muscles, ses tissus, sa peau, aux sensations internes et externes, à ce qui nous entoure. La danse dessine des traces dans l’espace. Danse et photographie procèdent de traces visibles et invisibles. Il y est à la fois question d’attention, de mobilité, d’immobilité d’espace et de regard. Possédant ces deux techniques j’amènerai les enfants vers ce regard où l’on porte attention à soi, aux autres et à son environnement. L’école étant équipée de tablettes numériques, les enfants seront amenés à photographier, se photographier pour prendre la mesure d’un espace très vaste à leur échelle.

Des corps et des objets avec le paysage
Jouer avec le paysage, faire des gestes pour prendre la mesure d’un espace à échelle humaine et à hauteur d’enfant. La collecte de matières naturelles sera le fil rouge de l’ensemble du projet. Plusieurs techniques seront expérimentées : fabriquer des teintures végétales à partir des pigments de la nature, assembler des matériaux, réaliser des tableaux végétaux, fabriquer des costumes de feuillages ou de bois…
L’ensemble de ces réalisations étant à « installer » dans le paysage pour faire corps avec lui. Comment installer ? Il faudra regarder, modifier, recommencer, déplacer en utilisant l’outil de la photographie pour se rendre compte de l’effet produit. En somme chercher
un point de vue…
Ces explorations manuelles et dansées vont se rencontrer, et nous allons tous ensemble mettre au point un paysage en mouvements.

La restitution : Un parcours plastique et performé
L’installation se déroulera au milieu du jardin de l’école d’Hannonville-sous-les-Côtes. Les enfants l’auront vu se transformer de l’hiver au printemps. La présentation finale se fera le 23 juin 2017 à partir de 13h30.

Les artistes du projet
Eve Petermann – danseuse, photographe
Florie Bel – costumière, constructrice